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Accueil » Unes et Actus récentes » Claude Chirac : la fille de Jacques Chirac coura­geuse dans l’épreuve
Unes et Actus récentes

Claude Chirac : la fille de Jacques Chirac coura­geuse dans l’épreuve

PBy P7 octobre 2016Updated:16 janvier 2018Aucun commentaire5 Mins Read
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Dakarmidi  – La fille du Président a choisi de consa­crer toute sa vie à ce grand fauve poli­tique. Claude Chirac est aujourd’­hui plus que jamais déci­dée à entre­te­nir la flamme chiraquienne et à proté­ger les siens.

Elle lui rendait il y a quelques semaines ce touchant hommage : « C’était un père aimant et sévère, et assez mater­nel, fina­le­ment ! Si nous allions le voir avec ma sœur pour lui expo­ser un souci, il trou­vait toujours le temps pour nous conseiller », confiait-elle à Gala.

Même regard  ébène, même franc-parler et, singu­liè­re­ment, même pudeur. Au-delà des ressem­blances, on retient le choix impé­rieux de Claude Chirac d’ins­crire sa trajec­toire dans le sillage de cet homme. Avec la volonté inébran­lable de former un duo à toute épreuve. « Les Chirac », comme les nommait parfois une première dame, Berna­dette, souvent agacée par les simi­li­tudes et la potache compli­cité de Jacques et Claude.« Elle est la fille dont rêve­rait tout père », a l’ha­bi­tude de racon­ter Frédé­ric de Saint-Sernin. L’an­cien ministre chiraquien a observé de près ce drôle d’at­te­lage avant, puis après l’ac­ces­sion du patron du RPR à l’Ély­sée. Il a ensuite vu cette grande profes­sion­nelle de la commu­ni­ca­tion deve­nir conseillère de François Pinault chez PPR, avant, fina­le­ment, de mettre sa carrière entre paren­thèses. Elle souhai­tait consa­crer davan­tage de temps à l’an­cien chef de l’Etat à la santé chan­ce­lante. Puis reprendre le flam­beau de la fonda­tion Chirac, si chère au cœur de son père. Ce si solide lien s’est noué pendant l’ado­les­cence de Claude. La jeune fille insou­ciante et volon­tiers turbu­lente a été percu­tée de plein fouet par la mala­die de sa sœur aînée, Laurence. Elle a vu ses parents désem­pa­rés tenter de lutter contre ce mal, cette anorexie sévère, cette irré­ver­sible dépres­sion. La famille a formé depuis cette époque un clan uni pour proté­ger ce secret. Jacques Chirac et Berna­dette se sont inves­tis sans comp­ter dans l’ac­tion poli­tique et cari­ta­tive.

Volon­tiers rebelle, Claude Chirac tente de son côté de trou­ver quelque récon­fort dans d’éphé­mères nuits pari­siennes. Elle se remet mal de son histoire d’amour avor­tée avec le futur comé­dien Vincent Lindon. La jeune fille cherche sa voie, tâtonne. Tentée par une carrière de vété­ri­naire, elle s’en­gage fina­le­ment sans grande convic­tion dans un cursus écono­mique puis fait Sciences po, qu’elle aban­don­nera en cours de route. Dans le maga­zine Confi­dences, au début des années quatre-vingt, elle jurait : « Je ne serai pas capable de me sacri­fier comme maman pour un homme. » Elle va pour­tant caler ses pas dans ceux d’un animal poli­tique, Chirac. C’est son père, qui, le premier, va avoir l’idée de la faire gravi­ter dans sa sphère profes­sion­nelle. Il la souhaite près de lui. S’il n’a pas réussi à extir­per son aînée des affres de la dépres­sion, il va s’at­ta­cher à couver Claude ou du moins à lui offrir un cadre struc­tu­rant, à ses côtés. « Sa présence n’est pas négo­ciable. J’ai déjà perdu une fille, je veux sauver la deuxième » oppose-t-il à ceux, parmi ses plus intimes lieu­te­nants, qui osent contes­ter les velléi­tés de sa cadette venue œuvrer dans son ombre.

Car la jeune femme, pleine d’al­lant s’est mis en tête de moder­ni­ser l’image de son père. Elle souffre de voir le maire de Paris cari­ca­turé en « facho Chirac ». Elle l’en­cou­rage à aban­don­ner son costume trois-pièces, à chan­ger de lunettes. Elle applau­dit lorsqu’il se risque dans l’émis­sion de Patrick Sébas­tien, et l’in­cite à poser Walk­man sur la tête pour le maga­zine adoles­cent Podium. Elle lui peau­fine un programme de remise en forme dans les jardins de l’hô­tel de Ville de Paris. Et s’en­thou­siasme lorsque son père reçoit la reine Madonna en son fief. La défaite de 1988 à l’élec­tion prési­den­tielle ne va faire que resser­rer les liens entre père et fille. Cette dernière ne se conten­tera plus de conseils à la marge. Beau­coup à droite s’écartent du chef déchu. Claude, elle, est plus indis­pen­sable que jamais. Sa place devient offi­cielle dans l’or­ga­ni­gramme. Sa présence tranquillise son père, un temps sonné par son revers élec­to­ral. Le rythme effréné de la vie poli­tique permet du reste à la jeune femme de ne pas sombrer dans la tris­tesse lorsque dispa­raît son mari, Philippe Habert sept mois seule­ment après leur mariage. Peu après leur union, des turbu­lences avaient déjà obscurci leur ciel. Claude avait mal vécu certaines analyses du poli­to­logue concer­nant la stra­té­gie de son père.

Après ce deuil brutal, la jeune femme se plonge plus que jamais dans l’ac­tion. Son seul objec­tif, faire accé­der son géni­teur à la plus haute marche du pouvoir. Pour cela, Claude Chirac va s’en­vo­ler pour les Etats-Unis afin d’en rame­ner les méthodes de commu­ni­ca­tion les plus nova­trices. Elle impose à son père des séances de media­trai­ning et veille à rajeu­nir son entou­rage. Lorsqu’il est élu en mai 1995, c’est un couple… et leur fille cadette, qui inves­tit l’Ely­sée. Claude Chirac, aux manettes, va, avec méthode, rendre la parole de son père plus rare et donc plus forte. Maman par ailleurs d’un petit Martin, elle s’at­tache à lui trans­mettre les valeurs que son père lui a léguées, « la capa­cité de révolte, surtout », rappelle-t-elle souvent.

La fille du Président veille à tout. Son histoire d’amour avec le père de Martin, le judoka Thierry Rey s’étiole. Pas sa flamme pour la chose publique. Elle tente d’ins­tal­ler le chef de l’Etat dans un rôle de sage au-dessus de la mêlée. Après son acci­dent vascu­laire céré­bral en 2005, la commu­ni­cante va veiller à ce que rien ne filtre sur l’état de santé du premier des Français. Elle le protège bec et ongles jusqu’à la fin de son quinquen­nat et bien au-delà. A chaque nouvelle alerte, elle demande à celui qu’elle a épousé en 2007, l’an­cien secré­taire géné­ral de l’Ely­sée, Frédé­ric Salat-Baroux, de déli­vrer des infor­ma­tions milli­mé­trées aux jour­na­listes. Jusqu’à cette hospi­ta­li­sa­tion du 18 septembre. La poli­tique pour Claude reste une affaire de famille. Citoyenne enga­gée, elle porte un œil aiguisé sur le combat prési­den­tiel à venir. Elle qui dit être « plus un soldat qu’un chef » n’entre pas dans n’im­porte quel rang. Au nom du père.

Candice Nede­lec

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Il a su lier la rigueur de la loi religieuse visible (la charia, la Sunna) aux profondeurs de la mystique soufie. Ce qui avait étonné le colon chez Maodo, c’était cette forme d’éducation mystique religieuse qu’il avait fait essaimer dans les quatre coins du pays. Alors qu’au même moment, les peuples de l’Occident étaient agités, l’église érigée en contrepouvoir, fragilisée. La France n’a pas succombé à cela, naturellement, mais elle a cédé beaucoup plus de droits à ses citoyens au-delà des exigences de la 3e République, loin de la survivance des lois monarchiques. Maodo Malick a créé un espace religieux qui a permis de regrouper tous les hommes qui étaient à la recherche d’énergie en Dieu le Glorifié. Il était un miroir par lequel le visage de Cheikhou Tijan (ra) s’affichait clairement. Dans sa démarche ésotérique (les profondeurs de la mystique soufie – Tassawouf), d’où sa puissance de mystique avérée, étoffée par une science exotérique, il avait fait de ses enseignements des levains immuables pour accéder au Divin, l’Ineffable. Le soufisme prôné par Maodo s’est incarné dans le corps culturel de notre pays, une évidence supralogique au-delà du corps transparent de l’homme et à l’hypertrophie du droit colonial évincé par la quête de Dieu sur nos terres. Il s’était installé à Tivaouane jadis envahie par les vices et les laudateurs païens. Mais par sa haute stratégie, il réussit à transporter tout ce monde dans un voyage vers Dieu à travers les symboles de la philosophie de Cheikh Tidjan. Et cela rappelle le Hijaz du 7e siècle, le Prophète Muhammad (psl) avait un devoir de réorganiser les consciences et de transposer chez chaque être Dieu avec un entendement progressif du Livre Saint. Il a réussi à calibrer les hommes, de sorte qu’ils n’oublient point les faits inhérents à leur foi, à leur amour, à leur tolérance et à être les disciples d’un homme autre que lui, dont lui-même est tombé amoureux, Aboul Abass (ra). Il avait d’ailleurs fini par avoir accès à son intimité mystique. Il a restauré le pacte initial du Prophète sur cette terre devenue sainte (Tivaouane) grâce à lui, se présentant comme la synthèse de deux hommes, avec l’intériorisation d’un message sous sa forme la plus pure loin de toute distanciation à opérer, et uniquement à se focaliser sur le message de Cheikh Tidjan Cherif (ra) qui parle de métaphysique (Dieu en tout) et de cosmophysique (la nature en son Prophète). Maodo a su apprendre à ses disciples avec élégance comment percer les voiles de la science extérieure de l’unicité de Dieu et comment pénétrer l’état intérieur de cette unicité en passant par les canaux de la Tarikha Tijan. D’où ce nœud fécond qui lie l’ésotérisme (quand l’initié est sur le point de manier ce qu’il ressent) et l’exotérisme (quand il s’applique dans sa démarche initiatique soufie). Maodo fut par excellence l’archétype du savant soufi. Avec une haute discrétion, il avait réglé les crises spirituelles de beaucoup d’hommes agités, qui cherchaient Dieu sans réellement avoir en main la bonne posologie des secrets qu’ils détenaient. Il avait fini par se saisir des mystères du Cosmos et des essences de la lumière Muhammadienne, qu’il a diffusées avec une science raffinée partout dans le pays sous l’œil impuissant du colon. À travers l’épistémologie soufie, il enseigna la gustation complète de la Salatul Fatihi à tout homme cherchant à assainir son paysage et ensuite la dégustation mystique des résultantes de la première étape. Et quand un disciple finit cette initiation, il ne peut qu’être calme, serein et humble, mais aussi et surtout doté d’inspiration (Ilhâm) et de dévoilement spirituel (Kashf). Et Maodo l’avait réussi chez chaque aspirant dans cette voie éclairée à haute tension, qu’il a su réguler avec une ingéniosité hors norme. La purification et le dépouillement qui proviennent de cette riche école des consciences qu’il a instaurée ont conféré à ce même aspirant une nouvelle chair, comme le serpent qui se départit de son exuvie. Maodo n’était en concurrence avec personne. Bien au contraire, il était au service de tous les hommes de sa génération dont l’unique oxygène était la Sunna. Les faits de la métahistoire prouvent cela à suffisance. Quand on aime Dieu, on se suffit de Lui ; quand on Le redoute, on devient compatissant avec les autres et quand on sent Sa présence à nos côtés, on ne peut avoir un autre ami que Lui. C’est grâce à ces outils très sélects qu’il a instauré ses Zawiyas dans les coins les plus stratégiques du pays. Le colon l’avait suivi dans sa démarche qui reposait sur un principe philosophique limpide et cohérent. L’extraordinaire profondeur de sa pensée et son aptitude à accompagner chaque âme dans sa quête d’agrément du Seigneur (Dawamou Choukri) ont capté l’attention des érudits sur sa grande dimension d’émérite enseignant. Lui qui s’est complètement abandonné à Cheikh Ahmed Tijan (ra) pour qui, par Dieu et pour Dieu, il avait une tout particulière adoration. Un éminent homme avec des titres et grades aussi élevés, conférés par Dieu, estampillés par Cheikh Ahmed Tidjan (ra) et son Illustre grand-père (psl), mérite de la part de chacun affection, respect et considération ! Sheikh Alassane Sène « Tarëe Yallah » Disciple du Prophète Muhammad (psl)

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