Vers un vendredi de tous les dangers…

Dakarmidi –  Plus on s’approche du 09 juin plus l’angoisse gagne certains. Cette date à elle seule est devenue la principale ligne de mire des acteurs politiques dont nombreux ont déjà choisi de geler jusqu’à nouvel ordre l’ensemble de leurs activités et mis une croix sur toutes les autres dates d’ici là pour ne pas être distrait par un quelconque programme. L’enjeu et le contexte en valent la chandelle. La 13é législature est vue d’ores et déjà comme le pont élevé qui va enfin relier le Sénégal à sa démocratie perdue.

Elle marquera en ce sens, une vraie rupture d’avec les anciennes pratiques, les manières de faire et d’appréhender cette prestigieuse institution vétuste dans la forme et au contenu obsolète. Elle a perdu son lustre du fait de la passivité et de l’inaction de plusieurs générations de députés qui ne l’ont pas servie même s’ils s’en sont servis. L’heure de la rupture a sonné et chacun des prétendants voudrait la marquer quelle qu’en soit la nature de leur empreinte.

Du coup, les législatives du 30 juillet aiguisent les appétits des hommes politiques dont certains refusant d’ouvrir les yeux face la dure réalité sur la probabilité du report de cette élection. Hypothèse pourtant vraisemblable pour bien des raisons.

Mais ce qui fait que le vendredi 09 juin sera une date fatidique, c’est qu’en plus d’attester de la non investiture de beaucoup qui étaient pressentis sur les listes, elle révélera la forclusion de plusieurs listes de coalition et de partis qui à cause de telle ou telle autres failles ne seront pas validées et pendant ce temps rien ne pourra plus être fait car ce sera déjà trop tard. C’est là où surviendra la grande surprise de plusieurs états-majors politiques qui vont devoir prendre un autre rendez-vous avec le train de l’histoire qui ne se signale que périodiquement.

La rédaction