Le chanteur Corneille raconte son viol par sa tante

Dakarmidi – Dans une auto­bio­gra­phie inti­tu­lée Là où le soleil dispa­raît, le chan­teur Corneille revient sur son enfance au Rwanda, le géno­cide et le viol qu’il a subi.

Habi­tuel­le­ment, il est discret. Tant sur son passé, en partie dévoi­lée dans son premier album Parce qu’on vient de loin, tant sur sa vie privée. Mais l’heureux papa de Mérick et Mila a décidé de se livrer dans un témoi­gnage boule­ver­sant. Corneille signe Là où le soleil dispa­raît, chez XO Editions. Il aura mis cinq années à accou­cher de ce livre, dont deux unique­ment pour trou­ver la force de reve­nir sur le géno­cide rwan­dais qui a emporté ses parents et ses frères et soeurs, la nuit du 15 avril 1994.

On y apprend égale­ment que le chan­teur a été abusé par sa tante à l’âge de 6 ans et demi. Dans Paris Match, il raconte le trau­ma­tisme qu’à engen­dré ce viol. « J’avais 6 ans et demi quand ma tante a abusé de moi, empor­tant mon inno­cence d’en­fant avec elle », confie-t-il. « Cela a eu forcé­ment des réper­cus­sions sur ma sexua­lité et mon rapport aux femmes. Jusqu’à ce que je rencontre mon épouse, Sofia, je n’avais pas mesuré l’éten­due des dégâts du viol dont j’ai été la victi­me… »

Mais ce livre parle aussi de la fuite, l’espoir, de la soli­tude, du succès immense du chan­teur et, bien évidem­ment, de l’amour que lui et sa femme Sofia se portent.

Sur son compte Insta­gram, le chan­teur a dévoilé la couver­ture et la quatrième de couver­ture de son ouvrage. Il sort aujourd’hui en librai­rie.

Gala