Dakarmidi – Il y a des arrivées qu’on n’explique pas avec des chiffres. On les raconte avec le cœur.
Celle de Bassirou Diomaye Diakhar Faye en fait partie.
Le 24 mars 2024, un homme de 44 ans a prêté serment. Pas avec des tambours de guerre, pas avec des promesses impossibles. Avec une voix calme. Avec cette gravité de celui qui sait que le pays ne demande pas un miracle, mais de la constance.
Monsieur le Président, permettez-moi de vous parler simplement.
Dans un temps où la politique fatigue, vous êtes arrivé avec une autre allure. La sobriété. Pas celle qu’on affiche pour la photo. Celle qu’on vit. Celle qui se voit dans la manière de serrer une main, d’écouter sans couper, de dire « je ne sais pas encore » au lieu de mentir.
C’est cela, être profondément humain.
Ne pas jouer au surhomme. Accepter d’être un artisan. Un homme avec des outils imparfaits, une matière difficile, et une responsabilité immense sur les épaules.
Je vous regarde travailler.
Je vois un président qui a choisi de gouverner avec d’autres, pas contre les autres. Je vois un président qui parle aux jeunes comme à ses frères, pas comme à une cible électorale. Je vois un président qui a compris que la dignité d’un peuple commence par le respect de son quotidien : le prix du riz, le premier emploi, la justice qui met le même temps pour tout le monde.
*C’est dans cette exigence de service que s’inscrit la nouvelle formation que vous fondez : « Kiraye, Les Patriotes Républicains ». Elle porte en elle toutes les aspirations qui vous animent et grandissent chaque jour. Une ambition simple et exigeante : les mettre en œuvre, entièrement et exclusivement, au service du peuple sénégalais.*
On ne va pas se mentir. Le chantier est grand. La dette est là. Le chômage est là. L’impatience aussi. Et parfois, la déception guette vite ceux qui ont trop espéré.
Mais c’est justement dans ces moments-là qu’on a besoin d’hommes sincères. Des hommes qui ne fuient pas quand ça devient dur. Des hommes qui disent : « on continue, même lentement, mais on continue ».
Vous portez l’espoir de beaucoup. Pas parce que vous êtes parfait. Mais parce que vous rappelez qu’on peut faire de la politique autrement. Avec droiture. Avec pudeur. Avec le souci de laisser le pays un peu meilleur qu’on l’a trouvé.
Alors tenez bon.
Tenez bon quand les critiques seront plus fortes que les encouragements.
Tenez bon quand les compromis pèseront.
Tenez bon quand il faudra expliquer que refonder, ça prend du temps.
Le Sénégal n’a pas besoin qu’on lui vende du rêve. Il a besoin qu’on lui tende la main, tous les jours.
Et cette main, Monsieur le Président, on la sent. Elle est stable. Elle est humaine.
Le chemin sera long. Mais pour la première fois depuis longtemps, beaucoup de Sénégalais ont l’impression de marcher avec quelqu’un, et pas derrière quelqu’un.
Et ça, déjà, c’est un début.
Doyen Majib Sène
