L’Ouganda a officiellement soumis la candidature d’Olara Otunnu au poste de Secrétaire général des Nations unies. Il devient le septième prétendant à ce fauteuil, et le deuxième issu du continent africain, aux côtés de l’ancien président sénégalais Macky Sall.
Cette nouvelle donne pourrait peser lourdement sur les ambitions de Sall. Jusqu’ici, ce dernier misait sur un front uni des États africains pour incarner la voix unique du continent. L’arrivée d’un concurrent ougandais risque de diviser ce soutien et d’affaiblir l’argument d’une candidature africaine consolidée.
Mais au-delà du clivage régional, Otunnu présente un profil qui déstabilise le jeu : ancien sous-secrétaire général de l’ONU et artisan de la fameuse « formule Otunnu » qui régit désormais le processus de sélection, il bénéficie d’une connaissance intime des rouages new-yorkais. Face à lui, l’expérience politique de Sall, pourtant solide, pourrait paraître moins opérationnelle aux yeux des membres du Conseil de sécurité.
Le premier « scrutin exploratoire » prévu le 30 juillet parmi les 15 membres du Conseil donnera une indication précieuse sur les équilibres de force et l’accueil réservé à chacun des deux Africains.
