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Actualité au Sénégal

La déclaration de Me Abdoulaye Wade à la une des journaux

PBy P6 février 2019Aucun commentaire5 Mins Read
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Dakarmidi – La sortie publique de l’ancien chef de l’Etat demandant, entre autres, un report de la présidentielle du 24 février et la mise en place d’un organe de transition démocratique, est largement commentée par les quotidiens parus ce mercredi 6 février reléguant ainsi au second plan la campagne des candidats.

’’Me Wade abat ses cartes’’, affiche ainsi à sa Une Enquête qui semble entrevoir une perturbation de la présidentielle du 24 février. ’’La menace est brandie par l’ex-président Wade qui ne digère toujours pas l’invalidation de la candidature de son fils par le Conseil constitutionnel, ainsi que les modifications opérées dans le Code électoral’’, explique la publication.

Reprenant des propos du père de Karim Wade, le journal annonce que le Parti démocratique sénégalais (PDS), et ses alliés du Front de résistance nationale (FRN) ’’ont décidé de s’opposer à une élection entièrement fabriquée dans le seul but de réélire le candidat sortant qui a prouvé son mépris des règles élémentaires de la démocratie, du peuple’’.

Parmi les arguments mis en avant par l’ex-chef de l’Etat dans une vidéo diffusée mardi à travers plusieurs supports médiatiques, figurent notamment l’invalidation de la candidature de son fils et de celle de l’ancien maire de la capitale, Khalifa Ababacar Sall.

Le Conseil constitutionnel, s’appuyant sur le Code électoral du Sénégal a invalidé les candidatures de ces deux hommes politiques en raison de condamnations judiciaires qui les empêchent de participer à toute élection organisée dans le pays.

’’Premières torpilles de Wade’’, depuis Versailles il demande le report du scrutin du 24 février, écrit à sa Une Le Témoin. ‘’Pour le Pape du Sopi, l’élection présidentielle est verrouillé par Macky Sall qui prévoit de gagner dès le premier tour’’, souligne le journal qui insiste également sur la proposition formulée par l’ancien président de la République : la mise en place d’une commission nationale de transition démocratique.

Vox populi précise les ’’détails’’ du ’’plan de guerre de Wade : ’’Wade annonce un plan d’actions qui se déroulera en trois phase d’ici au 23 février, actions dans la journée du 24 février et au-delà de cette date’’ fait savoir le journal qui cite le sécrétaire général national du Parti démocratique sénégalais (PDS, opposition) : ’’Nous avons décidé de nous opposer à la tenue d’une élection présidentielle le 24 février’’.

Cet extrait de la déclaration de l’ancien président de la République est également repris par Sud Quotidien sous le tire ‘’Me Wade en scène’’. Le journal du groupe Sud Communication rapporte que le Pape du Sopi est prêt à ‘’s’opposer à la tenue d’une élection qui est entièrement fabriquée dans le seul but de réélire le candidat sortant’’.

De son côté, Le Quotidien insiste sur le fait que le leader du PDS ne donne pas de consigne de vote, mais ‘’soutient le sabotage’’. Analysant les implications de cette sortie publique de Wade, le journal estime qu’Idrissa Seck doit déchanter, lui qui avait espéré une consigne de vote en sa faveur. ‘’Wade a officialisé sa position à travers une vidéo. Il ne soutient qu’une chose : la non-tenue du scrutin du 24 février et des actions le jour du vote’’, indique la publication.

Anticipant déjà les possibles conséquences de la prise de position de l’ancien chef de l’Etat, L’Observateur croit savoir qu’elle ‘’ouvre la voix à Macky’’ pour sa réélection. ‘’L’élection a été verrouillée depuis l’élimination des deux candidats qui pouvaient lui porter ombrage, à savoir Karim Wade et Khalifa Sall’’, un extrait de la déclaration du prédécesseur de Macky Sall repris le journal du Groupe Futurs médias (GFM).

Pendant ce temps, d’autres quotidiens ont choisi de mettre l’accent sur la campagne électorale. C’est le cas du Soleil qui met en relief un déplacement du chef de l’état sortant dans le nord du pays

’’’Tapis rouge pour Macky Sall’’ à Ross Bethio, Dagana et Podor, affiche le journal qui soutient que le candidat de Benno Bok Yakaar (BBY) a eu droit à un accueil populaire hier (mardi) à Richard Toll, Ross Bethio et Dagana. Il a, lors de ce périple, promis l’augmentation des périmètres irrigués pour mieux booster la riziculture dans cette partie du pays.

La Tribune s’intéresse aux ‘’ralliements tous azimuts’’ à la coalition ‘’Idy Président’’, dont le candidat, Idrissa Seck, continue d’engranger des soutiens avec l’appui apporté par l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye et le député Mamadou Lamine Diallo, des ex-candidats à l’élection présidentielle du 24 février.

Au sujet de la campagne le journal reprend à son compte des déclarations faites par les cinq prétendants au fauteuil présidentiel. Il cite ainsi le président sortant Maky Sall qui a promis mardi aux Podorois, un désenclavement total de cette localité de la région de Saint-Louis d’ici à un an.

Dans les colonnes de la publication, Ousmane Sonko s’érige en alternative aux alternances, alors qu’Issa Sall appelle à l’arrêt de la violence. ’’Au ranch de Dolly (nouvellement baptisé Djibo Ka), Macky Sall a juste construit un long mur’’, une pique du candidat Madické Niang au président sortant repris par le journal.

L’affaire d’un détournement présumée de 94 milliards de francs agitée par le candidat de la coalition ‘’Sonko Président’’, un temps éclipsée, est revenu au-devant, à la faveur des développements évoqués par des quotidiens.

’’L’Assemblée nationale met en place une commission d’enquête’’ pour élucider cette affaire, fait savoir le L’AS Quotidien qui souligne la polémique autour des 94 milliards, potentiellement détournés par des pontes de l’actuel régime, devrait connaître son épilogue bientôt avec l’accord donné par le bureau de l’Assemblée nationale de mettre en place cette commission d’enquête afin de faire la lumière sur ce scandale ébruité par le, leader de PASTEF.

Walf Quotidien n’y va pas par quatre chemins, en interprétant l’annonce de la mise en place de ladite commission en pleine campagne électorale comme étant ’’une manœuvre contre Sonko’’.

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Il a su lier la rigueur de la loi religieuse visible (la charia, la Sunna) aux profondeurs de la mystique soufie. Ce qui avait étonné le colon chez Maodo, c’était cette forme d’éducation mystique religieuse qu’il avait fait essaimer dans les quatre coins du pays. Alors qu’au même moment, les peuples de l’Occident étaient agités, l’église érigée en contrepouvoir, fragilisée. La France n’a pas succombé à cela, naturellement, mais elle a cédé beaucoup plus de droits à ses citoyens au-delà des exigences de la 3e République, loin de la survivance des lois monarchiques. Maodo Malick a créé un espace religieux qui a permis de regrouper tous les hommes qui étaient à la recherche d’énergie en Dieu le Glorifié. Il était un miroir par lequel le visage de Cheikhou Tijan (ra) s’affichait clairement. Dans sa démarche ésotérique (les profondeurs de la mystique soufie – Tassawouf), d’où sa puissance de mystique avérée, étoffée par une science exotérique, il avait fait de ses enseignements des levains immuables pour accéder au Divin, l’Ineffable. Le soufisme prôné par Maodo s’est incarné dans le corps culturel de notre pays, une évidence supralogique au-delà du corps transparent de l’homme et à l’hypertrophie du droit colonial évincé par la quête de Dieu sur nos terres. Il s’était installé à Tivaouane jadis envahie par les vices et les laudateurs païens. Mais par sa haute stratégie, il réussit à transporter tout ce monde dans un voyage vers Dieu à travers les symboles de la philosophie de Cheikh Tidjan. Et cela rappelle le Hijaz du 7e siècle, le Prophète Muhammad (psl) avait un devoir de réorganiser les consciences et de transposer chez chaque être Dieu avec un entendement progressif du Livre Saint. Il a réussi à calibrer les hommes, de sorte qu’ils n’oublient point les faits inhérents à leur foi, à leur amour, à leur tolérance et à être les disciples d’un homme autre que lui, dont lui-même est tombé amoureux, Aboul Abass (ra). Il avait d’ailleurs fini par avoir accès à son intimité mystique. Il a restauré le pacte initial du Prophète sur cette terre devenue sainte (Tivaouane) grâce à lui, se présentant comme la synthèse de deux hommes, avec l’intériorisation d’un message sous sa forme la plus pure loin de toute distanciation à opérer, et uniquement à se focaliser sur le message de Cheikh Tidjan Cherif (ra) qui parle de métaphysique (Dieu en tout) et de cosmophysique (la nature en son Prophète). Maodo a su apprendre à ses disciples avec élégance comment percer les voiles de la science extérieure de l’unicité de Dieu et comment pénétrer l’état intérieur de cette unicité en passant par les canaux de la Tarikha Tijan. D’où ce nœud fécond qui lie l’ésotérisme (quand l’initié est sur le point de manier ce qu’il ressent) et l’exotérisme (quand il s’applique dans sa démarche initiatique soufie). Maodo fut par excellence l’archétype du savant soufi. Avec une haute discrétion, il avait réglé les crises spirituelles de beaucoup d’hommes agités, qui cherchaient Dieu sans réellement avoir en main la bonne posologie des secrets qu’ils détenaient. Il avait fini par se saisir des mystères du Cosmos et des essences de la lumière Muhammadienne, qu’il a diffusées avec une science raffinée partout dans le pays sous l’œil impuissant du colon. À travers l’épistémologie soufie, il enseigna la gustation complète de la Salatul Fatihi à tout homme cherchant à assainir son paysage et ensuite la dégustation mystique des résultantes de la première étape. Et quand un disciple finit cette initiation, il ne peut qu’être calme, serein et humble, mais aussi et surtout doté d’inspiration (Ilhâm) et de dévoilement spirituel (Kashf). Et Maodo l’avait réussi chez chaque aspirant dans cette voie éclairée à haute tension, qu’il a su réguler avec une ingéniosité hors norme. La purification et le dépouillement qui proviennent de cette riche école des consciences qu’il a instaurée ont conféré à ce même aspirant une nouvelle chair, comme le serpent qui se départit de son exuvie. Maodo n’était en concurrence avec personne. Bien au contraire, il était au service de tous les hommes de sa génération dont l’unique oxygène était la Sunna. Les faits de la métahistoire prouvent cela à suffisance. Quand on aime Dieu, on se suffit de Lui ; quand on Le redoute, on devient compatissant avec les autres et quand on sent Sa présence à nos côtés, on ne peut avoir un autre ami que Lui. 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