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Accueil » Actualité au Sénégal » Communiqué du Conseil des ministres du Mercredi 28 février 2018
Actualité au Sénégal

Communiqué du Conseil des ministres du Mercredi 28 février 2018

PBy P1 mars 2018Aucun commentaire4 Mins Read
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DAKARMIDI (Jeudi 1 mars) – Entamant sa communication autour de la prévention et de la sécurité routière, le Chef de l’Etat présente ses condoléances les plus attristées aux familles des victimes et souhaite un prompt rétablissement aux blessés des récents accidents de la route qui ont fait des dizaines de morts.

Ainsi, au regard de leur recrudescence, le Président de la République demande au Premier Ministre d’accentuer la mise en œuvre rigoureuse de toutes les mesures interministérielles arrêtées, visant à améliorer, significativement et durablement, la circulation et la sécurité routières.

A ce titre, le Chef de l’Etat, invite le Gouvernement, les services de transport routier, les forces de défense et de sécurité en particulier, à intensifier les actions préventives de contrôle des documents officiels de transport, de l’état technique des véhicules de transport interurbains, ainsi que des gros porteurs en circulation sur nos routes.

Par ailleurs, appréciant le rapport du Cadre de Concertation sur le Processus électoral, le Président de la République adresse ses félicitations au ministre de l’Intérieur et remercie toutes les parties prenantes à cette concertation et se félicite de l’esprit de dialogue et d’ouverture qui y a prévalu.

Dès lors, le Chef de l’Etat salue les conclusions des experts qui rassurent sur la fiabilité de notre dispositif électoral, confirmant ainsi la profonde maturité du modèle démocratique Sénégalais.

A cet effet, le Président de la République indique que pour une prise en charge hardie des conclusions dudit rapport les dispositions juridiques appropriées, seront soumises très prochainement à l’examen du Conseil des ministres et à l’Assemblée nationale.

Abordant la consolidation de l’engagement citoyen pour le renforcement de la sécurité de proximité, le Président de la République rappelle que la sécurité des populations demeure une priorité majeure de son action, depuis son accession à la magistrature suprême avec la création l’Agence de Sécurité de Proximité en août 2013. Ce volontariat de type nouveau, autour de la prise en charge efficace de la sécurité des personnes et des biens participe à bien des égards à la consolidation du dispositif préventif de sécurité intérieure et de l’engagement citoyen des jeunes.

Ainsi, le Chef de l’Etat félicite tous les Agents de Sécurité de proximité, ainsi que leur encadrement administratif et technique, pour la qualité reconnue du travail réalisé, partout au Sénégal, en relation directe avec les forces de sécurité, notamment la Police nationale et la Gendarmerie nationale.

A cet égard, le Président de la République décide de proroger, à titre exceptionnel, et pour une durée de deux (2) ans, à compter du 31 mars 2018, l’engagement civique des Assistants à la Sécurité de proximité (ASP) de la promotion 2014 – 2018.

Poursuivant sa communication autour du positionnement stratégique du Sénégal dans l’agenda culturel africain et international et l’organisation de la treizième édition de la Biennale de l’art africain contemporain de Dakar, le Chef de l’Etat indique qu’il attache du prix au bon déroulement des activités culturelles et scientifiques de ladite Biennale dont le lancement est prévu, le 03 mai prochain, sous sa présidence.

Dans cette perspective, le Président de la République demande au Premier Ministre de réunir, dans les meilleurs délais, tous les acteurs institutionnels et professionnels concernés, en vue d’une validation consensuelle du programme de travail et du budget liés à l’évènement en veillant à la promotion du patrimoine culturel national ainsi qu’à la participation du grand public, des élèves et étudiants aux différentes manifestations.

Le Chef de l’Etat a terminé sa communication sur son agenda diplomatique.

Le Premier ministre a axé sa communication sur la coordination de l’activité gouvernementale.

Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a rendu compte du déroulement de la campagne de commercialisation agricole.

Le ministre de l’Intégration africaine, du NEPAD et de la Francophonie a rendu compte des conclusions des travaux du Comité ministériel Ad hoc chargé de la sélection des Fonctionnaires statutaires de la CEDEAO et de l’organisation de la Journée de la libre circulation en Sénégambie prévue le jeudi 1er mars 2018 à Karang.

Au titre des textes législatifs et réglementaires, le Conseil a examiné et adopté :

• le projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier l’Accord de Coopération inter-Etats portant sur le développement et l’exploitation des réservoirs du champ Grand Tortue/Ahmeyim entre la République du Sénégal et la République islamique de la Mauritanie, signé le 09 février 2018 à Nouakchott ;

• le projet de loi modifiant la loi uniforme n° 2014-02 du 06 janvier 2014 portant réglementation des Bureaux d’information sur le crédit (BIC) dans les pays membres de l’Union Monétaire Ouest africaine ;

• le projet de décret portant approbation du Plan de Servitudes aéronautiques de l’Aéroport international Blaise DIAGNE Dakar-Diass.

Dakarmidi Gouvernement du Sénégal macky sall Mahammad Boun Abdallah Dionne
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Il a su lier la rigueur de la loi religieuse visible (la charia, la Sunna) aux profondeurs de la mystique soufie. Ce qui avait étonné le colon chez Maodo, c’était cette forme d’éducation mystique religieuse qu’il avait fait essaimer dans les quatre coins du pays. Alors qu’au même moment, les peuples de l’Occident étaient agités, l’église érigée en contrepouvoir, fragilisée. La France n’a pas succombé à cela, naturellement, mais elle a cédé beaucoup plus de droits à ses citoyens au-delà des exigences de la 3e République, loin de la survivance des lois monarchiques. Maodo Malick a créé un espace religieux qui a permis de regrouper tous les hommes qui étaient à la recherche d’énergie en Dieu le Glorifié. Il était un miroir par lequel le visage de Cheikhou Tijan (ra) s’affichait clairement. Dans sa démarche ésotérique (les profondeurs de la mystique soufie – Tassawouf), d’où sa puissance de mystique avérée, étoffée par une science exotérique, il avait fait de ses enseignements des levains immuables pour accéder au Divin, l’Ineffable. Le soufisme prôné par Maodo s’est incarné dans le corps culturel de notre pays, une évidence supralogique au-delà du corps transparent de l’homme et à l’hypertrophie du droit colonial évincé par la quête de Dieu sur nos terres. Il s’était installé à Tivaouane jadis envahie par les vices et les laudateurs païens. Mais par sa haute stratégie, il réussit à transporter tout ce monde dans un voyage vers Dieu à travers les symboles de la philosophie de Cheikh Tidjan. Et cela rappelle le Hijaz du 7e siècle, le Prophète Muhammad (psl) avait un devoir de réorganiser les consciences et de transposer chez chaque être Dieu avec un entendement progressif du Livre Saint. Il a réussi à calibrer les hommes, de sorte qu’ils n’oublient point les faits inhérents à leur foi, à leur amour, à leur tolérance et à être les disciples d’un homme autre que lui, dont lui-même est tombé amoureux, Aboul Abass (ra). Il avait d’ailleurs fini par avoir accès à son intimité mystique. Il a restauré le pacte initial du Prophète sur cette terre devenue sainte (Tivaouane) grâce à lui, se présentant comme la synthèse de deux hommes, avec l’intériorisation d’un message sous sa forme la plus pure loin de toute distanciation à opérer, et uniquement à se focaliser sur le message de Cheikh Tidjan Cherif (ra) qui parle de métaphysique (Dieu en tout) et de cosmophysique (la nature en son Prophète). Maodo a su apprendre à ses disciples avec élégance comment percer les voiles de la science extérieure de l’unicité de Dieu et comment pénétrer l’état intérieur de cette unicité en passant par les canaux de la Tarikha Tijan. D’où ce nœud fécond qui lie l’ésotérisme (quand l’initié est sur le point de manier ce qu’il ressent) et l’exotérisme (quand il s’applique dans sa démarche initiatique soufie). Maodo fut par excellence l’archétype du savant soufi. Avec une haute discrétion, il avait réglé les crises spirituelles de beaucoup d’hommes agités, qui cherchaient Dieu sans réellement avoir en main la bonne posologie des secrets qu’ils détenaient. Il avait fini par se saisir des mystères du Cosmos et des essences de la lumière Muhammadienne, qu’il a diffusées avec une science raffinée partout dans le pays sous l’œil impuissant du colon. À travers l’épistémologie soufie, il enseigna la gustation complète de la Salatul Fatihi à tout homme cherchant à assainir son paysage et ensuite la dégustation mystique des résultantes de la première étape. Et quand un disciple finit cette initiation, il ne peut qu’être calme, serein et humble, mais aussi et surtout doté d’inspiration (Ilhâm) et de dévoilement spirituel (Kashf). Et Maodo l’avait réussi chez chaque aspirant dans cette voie éclairée à haute tension, qu’il a su réguler avec une ingéniosité hors norme. La purification et le dépouillement qui proviennent de cette riche école des consciences qu’il a instaurée ont conféré à ce même aspirant une nouvelle chair, comme le serpent qui se départit de son exuvie. Maodo n’était en concurrence avec personne. Bien au contraire, il était au service de tous les hommes de sa génération dont l’unique oxygène était la Sunna. Les faits de la métahistoire prouvent cela à suffisance. Quand on aime Dieu, on se suffit de Lui ; quand on Le redoute, on devient compatissant avec les autres et quand on sent Sa présence à nos côtés, on ne peut avoir un autre ami que Lui. 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