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Accueil » Une » Hommages à Pape Bouba Diop, le Chef de l’État Macky Sall a livré son discours d’adieu
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Hommages à Pape Bouba Diop, le Chef de l’État Macky Sall a livré son discours d’adieu

OBy O4 décembre 2020Aucun commentaire2 Mins Read
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Dakarmidi  – C’est l’ultime hommage de la nation à Papa Bouba Diop, ce vendredi 4 décembre, à l’aéroport international Blaise Diagne. Ce, lors de l’arrivée de la dépouille avant son inhumation au cimetière de Rufisque, demain samedi.

Ayant pris part à la cérémonie où étaient présents parents, amis, autorités et certains de ses coéquipiers, en particulier ceux de l’épopée de 2002, le président de la République, Macky Sall, a tarrie les éloges du defunt.

«De son club de Ndeffan Saltigué de Rufisque, au Jaraaf de Dakar, en passant par les meilleurs championnats européens, jusqu’au sommet du football mondial, Papa Bouba s’est forgé un brillant parcours, tel un rayon de soleil qui illumine tout sur son passage. Footballeur talentueux et intelligent, il était connu pour sa rage de vaincre hors du commun», a soutenu le chef de l’Etat.

Avant de rappeler : «Nous avons tous en mémoire le fabuleux match d’ouverture de la Coupe du monde, le 31 mai 2002. Après une course époustouflante sur plus de 40 mètres, Pape Bouba inscrivit le premier but de cette édition, qui était également le tout premier but du Sénégal en Coupe du monde de football. Face aux champions du monde sortants, Papa Bouba et ses coéquipiers nous offrirent ainsi la victoire qui plaça pour la postérité le nom de notre pays sur la planète du football mondial.»

A en croire le chef de l’Etat, «ce but et les deux autres qu’il marqua quelques jours plus tard, résumaient les qualités emblématiques de leur auteur : le courage, le sens du jeu, la détermination et le patriotisme».

Cependant, dit Macky Sall, «ironie du sort, le 31 mai 2002, c’était un vendredi ; comme ce 4 décembre 2020».

«Notre joie et notre liesse d’alors n’ont d’égales que notre tristesse et notre peine d’aujourd’hui. Papa Bouba était un joueur modèle, discipliné, convenant et affable, apprécié par ses dirigeants et ses coéquipiers, comme en attestent les témoignages élogieux de toutes parts. En lui, le sportif se confondait aussi avec l’homme. Malgré la gloire, Papa Bouba est resté un homme simple, modeste et discret. Ses parents, voisins et amis l’ont dit : Papa Bouba était un humaniste, courtois, généreux et pieux», a-t-il affirmé.

Pour finir, le Président de la République s’est adressé au défunt Lion : «Papa Bouba Diop, Lion à la belle épopée. Maintenant que tu as poussé ton dernier rugissement, repose en paix pour l’éternité.»

Adieu discours macky sall
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Il a su lier la rigueur de la loi religieuse visible (la charia, la Sunna) aux profondeurs de la mystique soufie. Ce qui avait étonné le colon chez Maodo, c’était cette forme d’éducation mystique religieuse qu’il avait fait essaimer dans les quatre coins du pays. Alors qu’au même moment, les peuples de l’Occident étaient agités, l’église érigée en contrepouvoir, fragilisée. La France n’a pas succombé à cela, naturellement, mais elle a cédé beaucoup plus de droits à ses citoyens au-delà des exigences de la 3e République, loin de la survivance des lois monarchiques. Maodo Malick a créé un espace religieux qui a permis de regrouper tous les hommes qui étaient à la recherche d’énergie en Dieu le Glorifié. Il était un miroir par lequel le visage de Cheikhou Tijan (ra) s’affichait clairement. Dans sa démarche ésotérique (les profondeurs de la mystique soufie – Tassawouf), d’où sa puissance de mystique avérée, étoffée par une science exotérique, il avait fait de ses enseignements des levains immuables pour accéder au Divin, l’Ineffable. Le soufisme prôné par Maodo s’est incarné dans le corps culturel de notre pays, une évidence supralogique au-delà du corps transparent de l’homme et à l’hypertrophie du droit colonial évincé par la quête de Dieu sur nos terres. Il s’était installé à Tivaouane jadis envahie par les vices et les laudateurs païens. Mais par sa haute stratégie, il réussit à transporter tout ce monde dans un voyage vers Dieu à travers les symboles de la philosophie de Cheikh Tidjan. Et cela rappelle le Hijaz du 7e siècle, le Prophète Muhammad (psl) avait un devoir de réorganiser les consciences et de transposer chez chaque être Dieu avec un entendement progressif du Livre Saint. Il a réussi à calibrer les hommes, de sorte qu’ils n’oublient point les faits inhérents à leur foi, à leur amour, à leur tolérance et à être les disciples d’un homme autre que lui, dont lui-même est tombé amoureux, Aboul Abass (ra). Il avait d’ailleurs fini par avoir accès à son intimité mystique. Il a restauré le pacte initial du Prophète sur cette terre devenue sainte (Tivaouane) grâce à lui, se présentant comme la synthèse de deux hommes, avec l’intériorisation d’un message sous sa forme la plus pure loin de toute distanciation à opérer, et uniquement à se focaliser sur le message de Cheikh Tidjan Cherif (ra) qui parle de métaphysique (Dieu en tout) et de cosmophysique (la nature en son Prophète). Maodo a su apprendre à ses disciples avec élégance comment percer les voiles de la science extérieure de l’unicité de Dieu et comment pénétrer l’état intérieur de cette unicité en passant par les canaux de la Tarikha Tijan. D’où ce nœud fécond qui lie l’ésotérisme (quand l’initié est sur le point de manier ce qu’il ressent) et l’exotérisme (quand il s’applique dans sa démarche initiatique soufie). Maodo fut par excellence l’archétype du savant soufi. Avec une haute discrétion, il avait réglé les crises spirituelles de beaucoup d’hommes agités, qui cherchaient Dieu sans réellement avoir en main la bonne posologie des secrets qu’ils détenaient. Il avait fini par se saisir des mystères du Cosmos et des essences de la lumière Muhammadienne, qu’il a diffusées avec une science raffinée partout dans le pays sous l’œil impuissant du colon. À travers l’épistémologie soufie, il enseigna la gustation complète de la Salatul Fatihi à tout homme cherchant à assainir son paysage et ensuite la dégustation mystique des résultantes de la première étape. 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