Dossier – Air Senegal SA : Le commandant Malick Tall met à nu Philippe Bohn, Gérard Deloche (GDC) soupçonné de vouloir couler Air Sénégal SA avant son envol

8Dans le jargon aéronautique, en matière d’aviation, les décisions doivent se prendre à la vitesse de l’avion, et malheureusement la haute autorité n’a pas encore compris ce fait si important, essentiel à l’envol de Air Sénégal SA.

Philippe Bohn, à travers un excès de pouvoir, a écarté les sénégalais du projet, à quelques 1300 heures du décollage du premier vol de la compagnie nationale.

Sevré de toute sujétion, le commandant Malick Tall à travers un mémorandum, a clairement donné ses avis techniques sur la situation de la compagnie et présenté exhaustivement les carences de Philippe Bohn et les errances de sa nouvelle équipe.

Pour l’histoire, le commandant Tall a été recruté par Air Afrique au début des années 1980, il venait de Air Sénégal de l’époque (Sonatra) où il assumait les fonctions de pilote sur twin-otter, un avion bimoteur-léger, qui assurait les liaisons nationales courtes comme Dakar, Saint-Louis, Kolda, Ziguinchor, Matam etc…

Pour entrer à Air Afrique, il avait subi les redoutables épreuves de sélection et de mise à niveau exigées par l’ancienne multinationale qui, il faut le rappeler, avait un standard d’opérations aériennes, exceptionnel et supérieur à bien des égards à celui d’Air France (pour ne citer que cette compagnie !).

Il faut que l’on se souvienne que la défunte compagnie Air Afrique était affiliée par le biais d’UTA (Union des transporteurs aériens) au groupe KSSU (KLM, SAS, SWISSAIR, UTA) dont les standards d’exploitation, de maintenance et de sécurité étaient unifiés et draconiens.

C’est dire que le Commandant Malick Tall, pour avoir été formé à cette école-là, n’a pas usurpé sa place dans l’équipe projet de Air Sénégal SA, en qualité de “Chargé des opérations sol et vol” et responsable de l’obtention du PEA (permis d’exploitation aérienne) qui, bien que délivré par l’Anacim, nécessite une rigueur et un professionnalisme sans failles, car entraînant la prise en compte de standards internationaux !

Précisément, concernant le recrutement des équipages de conduite (pilotes) pour les deux ATR72-600 de la nouvelle Air Sénégal SA, Malick Tall n’a pu que restituer ce qu’il a appris et acquis comme expériences au sein d’Air Afrique, Air Sénégal International, et Sénégal Airlines tour à tour comme pilote, commandant de bord et instructeur pendant plus de trois décennies.

Son éviction de l’équipe projet, consécutive à l’avènement d’une nouvelle Direction Générale menée par Philippe Bohn dont on dénoncera jamais assez son incapacité avérée à diriger une compagnie aérienne.

Cette incapacité découle du fait que, le nouveau Directeur général, reconnaissant son impéritie en la matière s’est, ipso-facto, attaché les services de Jérôme Maillet, ancien Directeur Général adjoint de Congo Airways qu’il a lourdement contribué à mener au bord du dépôt de bilan.

Hélas ! Philippe Bohn a été orienté vers « un mauvais cheval », (un tocard, dirait-on dans le jargon des courses hippiques). Et bien entendu, pour marquer son territoire et étaler sa science, son Dga, Jérôme Maillet corse les prérequis exigés pour le recrutement des pilotes à envoyer en stage de qualification (conversion) sur ATR72-600

  1. Il exige, d’entrée de jeu, une expérience de 500 heures de vol pour les Commandants de bord et 250 heures pour les co-pilotes sur la machine !!! Ceci est d’une absurdité totale, qui témoigne, de façon flagrante, d’une méconnaissance totale des standards de l’industrie du transport aérien ! Il faut qu’il comprenne que les équipages de conduite sélectionnés pour les besoins de la nouvelle compagnie possèdent déjà une formation et une expérience leur permettant d’aller à un stage de qualification du genre (que l’on peut appeler : stage de reconversion). Mais tout simplement, depuis quand exige-t-on à des pilotes d’avoir une expérience sur la nouvelle machine qu’ils vont apprendre à piloter ???
  2. Il exige d’autres requis de moindre ampleur pour permettre de noyer le poisson et ainsi démontrer que le « mulet » Malick Tall est à jeter aux orties !

Jérôme Maillet a tout simplement été remercié par les Congolais (RDC) pour carences et incompétence, et on pourra, jour après jour constater ce fait !

A cet égard, avant son embauche à Air Sénégal SA, on aurait dû lui exiger la « lettre de référence de son dernier employeur, et un certificat médical et d’aptitude mentale et de bonnes mœurs délivré par une autorité compétente ».

Alors, que l’on vienne le « recycler » à Air Sénégal SA pose problème !

Qu’il soit plus « sachant » que son recruteur est évident ! Ce dernier ne peut fournir aucun état de service ni aucune prédisposition pour diriger une compagnie aérienne. (Il est reporter photographe, maître yogi de formation et accessoirement membre influent de la « françafrique)

« Qui veut noyer son chien l’accuse de rage »

Il était évident que l’irruption sur la scène de Jérôme Maillet allait irrémédiablement entraîner l’éviction de Malick Tall qui était pressenti comme grand responsable des opérations dans la nouvelle compagnie ! Alors il fallait « charger » le mulet pour mieux le perdre !

Jérôme Maillet, qui venait d’être remercié par Congo Airways a été recommandé à Philippe Bohn par Gérard Deloche, patron de GD Consultants. Les radars de Dakarmidi sont formels, pour des objectifs délibérément cachés, GD Consultants fera tout ce qui est en son pouvoir pour retarder voire inhiber le développement de toute compagnie aérienne africaine qui porterait ombrage au rayonnement d’Air France.

La réelle question que pose le commandant Malick Tall demeure lancinante !

Le Sénégal a-t-il enfourché le « bon cheval » pour créer une compagnie aérienne digne de ce nom, étant à même de relever les enjeux et défis futurs et participer efficacement à l’émergence de ce pays ?

Qu’il soit permis d’en douter !

La rédaction