La capitale sénégalaise accueille la 7ᵉ édition de la Foire Internationale des Produits Africains (FIPA), un rendez-vous économique et culturel majeur qui met en lumière le potentiel productif du continent. Placée sous le thème « Le numérique au service du développement durable : opportunités et défis pour l’Afrique », la cérémonie d’ouverture s’est tenue au Monument de la Renaissance Africaine, en présence d’autorités administratives, d’acteurs économiques et de délégations venues de plus de 35 pays.
Représentant le ministre Dr Serigne Diop Guèye, le Secrétaire général Seydina Ndiaye a procédé à l’ouverture officielle de la foire. Dans son allocution, il a souligné que le numérique constitue désormais un levier incontournable pour transformer les économies africaines.
« Le numérique doit être envisagé non comme une mode, mais comme un outil stratégique capable de moderniser nos secteurs productifs, de renforcer notre souveraineté et d’accélérer l’atteinte des objectifs de développement durable », a-t-il déclaré.
Il a notamment insisté sur les opportunités qu’offre la transformation digitale dans l’agriculture, le commerce intra-africain, l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes, ainsi que la promotion des produits locaux à travers le e-commerce. Toutefois, il a alerté sur les défis persistants, notamment la fracture numérique, le déficit de compétences, les enjeux de cybersécurité et l’impact environnemental des technologies.
Prenant la parole, la présidente de la plateforme Bay Sa Warr, Fatou Dramé dite Fabira, a rappelé la vocation panafricaine de la FIPA. Elle a présenté la foire comme un espace de valorisation des richesses du continent et de promotion des initiatives entrepreneuriales africaines.
« La FIPA est une plateforme d’espérance, un lieu de rencontre et de valorisation de nos savoir-faire, portée par une ambition claire : renforcer la souveraineté économique de l’Afrique », a-t-elle affirmé.
Elle a également salué l’engagement des partenaires techniques et financiers ainsi que la mobilisation des exposants venus des quatre coins du continent.
représentant le maire de Ouakam, a mis en exergue les enjeux liés à l’appropriation du numérique par les populations, en particulier les jeunes.
Elle a plaidé pour une généralisation de l’alphabétisation numérique, tout en appelant à une vigilance accrue face aux dérives liées aux réseaux sociaux. Elle a également insisté sur la nécessité de produire des contenus numériques africains et d’adapter les technologies, notamment l’intelligence artificielle, aux réalités locales.
Représentant l’administration du Monument de la Renaissance Africaine, Latsouck Faye a souligné que la FIPA dépasse le cadre d’une simple foire commerciale.
Selon lui, l’événement constitue un véritable acte d’engagement pour l’intégration africaine, favorisant la création de valeur locale, la promotion du consommer africain et le développement de partenariats durables.
Durant plusieurs jours, la FIPA 2026 offrira un cadre d’échanges entre producteurs, investisseurs, innovateurs et consommateurs. L’événement ambitionne de stimuler les partenariats, de faciliter l’accès aux marchés et de renforcer les réseaux économiques panafricains.
À travers cette 7ᵉ édition, la FIPA confirme son rôle de catalyseur du développement économique africain. En plaçant le numérique au cœur des débats, elle ouvre la voie à une transformation structurelle des économies du continent.
Une dynamique qui, selon les organisateurs et les autorités présentes, pourrait permettre à l’Afrique de s’imposer comme un acteur majeur d’un développement durable, inclusif et souverain.
Moussa Diba
