As-Sabr; la patience en Islam !

Dakarmidi – « Celui qui persévère Allah lui donne la patience. Et aucun homme n’a reçu de meilleur et de plus large don que la patience. » [Rapporté par Al-Bukhârî].
La patience est une vertu et une lumière pour le musulman qui s’y attache avec acharnement et discernement.

« As-sabr » (la patience) fait partie des signes de grandeur et de perfection que chaque homme doit cultiver pour faire dominer son âme tout en faisant abstraction de ce qui l’entoure.
Ainsi, le musulman doit attendre les résultats même s’ils ne sont pas immédiats afin de ne pas se laisser emporter par l’affolement ou le désespoir.
Trois sortes de patience ponctuent notre vie terrestre: patienter face aux obligations, patienter face aux interdictions et patienter face au destin.
La patience est également la démonstration d’une profonde sagesse du croyant sincère dans sa foi et qui ne cherche pas à être récompensé dans la vie d’ici-bas, mais, attend plutôt la seule volonté divine.
« Et celui qui endure et pardonne, cela en vérité, fait partie des bonnes dispositions et de la résolution dans les affaires. » (Coran 42/43).

La patience est une vertu dans laquelle le plus fervent musulman peut être éprouvé. Comme tout acte de noblesse de cœur, ou preuve d’une foi incommensurable, l’homme qui fait preuve de patience peut rencontrer des détracteurs qui auront pour seul but de le faire dévier se sa clairvoyante lumière:
« Certes vous serez éprouvés dans vos biens et vos personnes; et certes vous entendrez de la part de ceux à qui le Livre a été donné avant vous, et de la part des Associateurs, beaucoup de propos désagréables. Mais si vous êtes endurants et pieux… voilà bien la meilleure résolution à prendre. » (Coran 3/186).

D’autre part, il est important que le croyant puisse avoir confiance au destin et à la prédestination.
Afin de ne pas se lamenter sur son triste sort ou tenter de comprendre le cours des événements, il doit avoir à l’esprit qu’Allah (soubhanou wa ta’ala) nous éloigne du mal et nous approche du bien même si celui-ci n’est pas visible dans l’immédiat.
« Très certainement, Nous vous éprouverons par un peu de peur, de faim et de diminution de biens, de personnes et de fruits. Et fais la bonne annonce aux endurants, qui disent, quand un malheur les atteint: «Certes nous sommes à Allah, et c’est à Lui que nous retournerons. Ceux-là reçoivent des bénédictions de leur Seigneur, ainsi que la miséricorde; et ceux-là sont les biens guidés. » (Coran 2 / 155 à 157).

L’homme doit accepter les épreuves avec constance en gardant une foi inébranlable:
« Est-ce que les gens pensent qu’on les laissera dire: «Nous croyons!» sans les éprouver ? Certes, Nous avons éprouvé ceux qui ont vécu avant eux; [Ainsi] Allah connaît ceux qui disent la vérité et ceux qui mentent. » (Coran 29 / 2 à 3).

Le fait d’accepter et de supporter les épreuves est un immense bienfait qui permet d’acquérir une quiétude de l’âme. Cela représente le meilleur des dons et le meilleur des bienfaits, comme nous l’a enseigné notre Prophète (sallAllahou ‘alayhi wa salam) : « Celui qui s’efforce d’être patient, Dieu le rend patient. Aucun don n’a été donné à quiconque qui soit meilleur et plus vaste que la patience. » (Al-Bukhârî)
Par ailleurs, Allah (soubhanou wa ta’ala) dit: « Comptez-vous entrer au Paradis sans qu’Allah ne distingue parmi vous ceux qui luttent et qui sont endurants ? » (Coran 3/142).

Le musulman doit toujours se rappeler que les récompenses de la vie terrestre ne représentent rien comparées à celle de la vie éternelle.
« …La terre d’Allah est vaste et les endurants auront leur pleine récompense sans compter. » (Coran 39/10).