RESPECT DU CALENDRIER ÉLECTORAL, GESTION 2éme VAGUE DU COVID, AFFAIRE BOUBACAR SEYE : LE CRD POSE SES REVENDICATIONS

L’absence d’annonce claire à propos du respect du calendrier électoral n’est pas du goût du Congrès de la renaissance démocratique (Crd). Cette coalition, membre de l’opposition, l’a fait savoir dans un communiqué de presse, ce jeudi. Mamadou Lamine Diallo du Mouvement Tekki, Thierno Alassane Sall de la République des Valeurs, Abdoul Mbaye de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail (Act), Pape Sarr de la Ligue Démocratique Debout (LD Debout) et compagnie déplorent principalement «l’absence d’une annonce claire et engageante portant sur le calendrier électoral, avec en lieux et places la diffusion de messages qui semblent viser l’instauration d’une confusion générale en la matière».

Réclamant l’organisation «sans délais» des élections locales, ces opposants sont d’avis que le Chef de l’Etat «continue à confondre le calendrier républicain avec ses intentions illégales et illégitimes de renvoyer toutes élections en 2024 par le dilatoire et des moyens frauduleux».

Cette sortie des membres du Crd intervient au moment où la polémique s’est installée au sujet du couplage ou non du scrutin des Locales et de celui des Législatives ou des élections législatives et de celle de la Présidentielle de 2024 à la suite d’une position récente émise et défendue par Seydou Diouf, secrétaire général du Parti pour le Progrès et la Citoyenneté (PPC), membre de la majorité Benno Bokk Yakaar (BBY),

La deuxième vague de la pandémie de Covid-19, qui a causé de nombreuses pertes en vies humaines, pousse les membres du CRD à faire état de «l’étendue du dénuement» du système sanitaire du pays. Au regard de ces opposants, l’Etat mène «une politique de chiffres à la place d’une politique de lutte efficiente contre la pandémie». Conséquence : on note une «mal gouvernance générale qui n’a guère épargné le dispositif global de protection des citoyens contre les maladies et contre l’épidémie à Coronavirus, en particulier».

Dans l’attente de l’acquisition des vaccins contre le Covid-19, le Congrès de la renaissance démocratique «enjoint le gouvernement à faire preuve de la transparence la plus totale» au sujet de la campagne de vaccination de masse en vue pour la protection des populations. Tout en laissant aux professionnels et experts compétents «la part qui leur revient dans les processus et procédures à mettre en œuvre». Une attitude qui «contribuerait pour une large part à rassurer les populations».

Le dossier judiciaire du président de l’ONG Horizon Sans Frontière (HSF) suscite aussi de la part des membres du Crd une réaction. Et Mamadou Lamine Diallo et ses alliés de constater du côté du régime en place l’«intensification de la négation systématique des libertés avec des relents dictatoriaux». Une démarche qu’ils trouvent dans l’incapacité du pouvoir à «trouver des solutions aux problèmes du pays» qu’il «se réfugie derrière l’autoritarisme». Ce qui amène le CRD à revendiquer «l’abandon de toute charge contre Boubacar Sèye, simplement embastillé pour avoir demandé la vérité sur l’utilisation des fonds de l’Union Européenne qui étaient destinés à lutter contre l’émigration clandestine».

Moussa Oumar FALL