THE ATEPA PROJECT

Où veut-il mener le Sénégal, pourquoi et quel sera le prix à payer par un peuple qui a hélas déjà tout donné ? – L’anglais enseigné au primaire oui, mais alors que ferons-nous de nos langues nationales dont la codification tarde à s’achever ?

Mais pourquoi les «  intellectuels de la terreur » s’arrogent-ils le droit de décider qui doit être candidat pour 2019 ? Personne n’a ce droit-là, que l’on soit du pouvoir de l’opposition ou alors de la société dite civile, aucun artifice tendant à écarter de la compétition à venir un sénégalais jouissant de tous ses droits ne saura prospérer. Nous restons vigilants tant vis-à-vis de ces énergumènes décrits plus haut, mais aussi et surtout, sur les programmes des uns et des autres afin d’avoir pour une fois la possibilité de faire un choix objectif en 2019. Ces candidatures qui nous semblent atypiques sont celles qui vont certainement attirer un type nouveau d’électeurs, qui n’auront plus besoin d’être nourris, transportés et payés.

Qu’il se nomme Bougane Gueye, Moustapha Guirassi, Pierre Atepa ou toute autre personne sur la ligne de départ, nous allons attendre la déclinaison des programmes. Ces nouvelles candidatures comportent un intérêt essentiel : la capacité à créer de la richesse. Auront-ils la capacité transformatoire nécessaire pour synchroniser une trajectoire individuelle en un programme politique concret pouvant conduire au développement ? Nous restons vigilants car au-delà d’un discours descriptif d’une situation que nous vivons, nous avons besoin d’une approche de solutions : le pays est malade disent-ils, alors il faut le soigner !

Atepa que j’ai vu dans un hôtel de la  place vendredi parlait avec force et conviction en précisant d’emblée qu’à son âge il ne pouvait prétendre à un autre mandat s’il était élu président en 2019, mais plus encore, qu’il était suffisamment riche pour laisser à la République les quelques sous collectés sur le dos du peuple. Devons-nous comprendre de cette annonce qu’il supprimera toutes les caisses noires à commencer par celle du président de la République, du premier ministre, du président de l’Assemblée nationale, du conseil de la république, du Conseil économique et environnemental ? Devons aussi nous attendre à ce qu’il fasse du palais de la République un musée et vivre tranquillement chez lui ?

Pouvons-nous espérer qu’à court terme toutes ces institutions politiciennes inutiles telles que le Haut Conseil des collectivités locales, le Conseil économique social et environnemental soient supprimées ? Réduira-t-il drastiquement le nombre de députés et leur mode d’élection (liste nationale) ? Que fera-t-il de l’avion présidentiel qui coûte si cher à la Nation ainsi que les nombreuses limousines hors de prix qui composent les cortèges du président de la République ? Pendant qu’il nous parle de pétrole de gaz, je pensais terre et eau, arrivera-t-il à transformer nos paysans en agriculteurs, des fermiers modernes capables de nourrir la Nation et de permettre l’exportation vers d’autres pays ?

Ce sont ruptures là  que nous souhaitons en dehors du développement du numérique dans la formation des jeunes et les soins à prodiguer à une justice malade des hommes qui l’administrent. Il définit sa candidature comme une proposition tendant à restaurer les équilibres administratifs pour le bien-être de tous les sénégalais partout où ils se trouvent dans les limites du territoire.

Nous savons que ce ne sera pas chose aisée quand on connait ce pays du rien où  les rumeurs et les invectives occupent tout notre espace mental.

Atepa aura une attitude particulière et surtout s’évertuera à ne donner des réponses qu’aux questions bien formulées d’abord, réponses qui devront éclairer la voix vers un futur de possibles.

Où veut-il mener le Sénégal, pourquoi et quel sera le prix à payer par un peuple qui a hélas déjà tout donné ? C’est affranchi des dictats et prêts à penser d’un système politique totalement périmé, qu’il trouvera les moyens intellectuels pour réinventer un modèle performant qui ne déforme pas. L’anglais enseigné au primaire oui,  mais alors que ferons-nous de nos langues nationales dont la codification tarde à s’achever à l’image de la réécriture de notre histoire pour la naissance de nouveaux mythes qui rassemblent et restaurent une Nation au bord de l’errance ?

La Rédaction