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Madiambal Diagne tire sur Souleymane Teliko

OBy O6 avril 2021Aucun commentaire7 Mins Read
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Mes propos qui ont fâché Téliko A l’émission «Grand jury» de la Rfm du dimanche 28 mars 2021, j’ai exprimé mon scepticisme quant aux vertus de Souleymane Téliko, président de l’Union des magistrats sénégalais (Ums). J’ai déclaré notamment : «L’Ums organise un séminaire pour parler de l’indépendance de la justice. Dans l’invitation, l’Ums dit que l’actualité impose qu’on parle de l’indépendance de la justice. Quelle actualité ? L’affaire Ousmane Sonko et Adji Sarr ? Est-ce que l’Ums doit tenir ses séminaires au gré de l’actualité ? Pour moi, une réflexion sur des questions fondamentales et majeures doit être faite dans un climat de sérénité, de paix et de tranquillité. J’ai été gêné de voir que c’est l’actualité qui a déterminé l’agenda de l’Ums. Je suis également préoccupé par l’agenda de ce séminaire, car l’Ums, présidée par Souleymane Téliko, avait organisé en décembre 2017 un séminaire sur le même thème avec les mêmes acteurs et pratiquement les mêmes communicateurs. Qu’est-ce qui a pu changer ? A l’issue de ce séminaire de décembre 2017, un groupe de travail avait été mis en place et dirigé par le Pr Isaac Yankhoba Ndiaye. Ce groupe de travail n’avait pas adopté la proposition de Souleymane Téliko de modifier les règles de fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature pour le faire présider par le Premier président de la Cour suprême en lieu et place du président de la République. A-t-on alors organisé ce séminaire à nouveau pour en arriver à la conclusion souhaitée et voulue par Souleymane Téliko ? En tout cas, telle est la recommandation sortie, comme par hasard, du séminaire. Il est aussi curieux que l’Ums organise un séminaire sur ce même thème qui donne son titre au nouveau livre de Souleymane Téliko, et encore que ce séminaire se tient le jour ou la veille de la parution de ce livre. Cette coïncidence des agendas me paraît curieuse. En plus, quand on cherche à se montrer comme un parangon de vertus, on devrait prêcher par l’exemple. Souleymane Téliko a été épinglé, dans un rapport officiel sur l’affaire Hissein Habré, par l’Union européenne pour avoir perçu des frais de mission pour aller au Tchad, alors qu’il a été pris en charge totalement par le gouvernement tchadien. L’Union européenne a protesté devant le gouvernement du Sénégal. Et Souleymane Téliko a remboursé les sommes.»

Je maintiens ces propos et j’ajoute que Souleymane Téliko n’a pas encore fini de rembourser l’intégralité des sommes qu’il avait indûment perçues

Tout le monde a pu entendre Souleymane Téliko, exprimer son courroux contre mes propos. Il m’a traité de menteur et a brandi la menace d’une plainte. D’ailleurs, on a pu lire dans les livraisons des médias du week-end dernier qu’une assignation m’a déjà été servie pour un procès prévu pour le 6 mai 2021. Je tiens à préciser qu’au moment où j’écris ces lignes, aucune assignation ne m’est encore parvenue, ni à mes bureaux ni à mon domicile. J’ose penser que Souleymane Téliko ne m’a pas fait «citer à Mairie», car mes adresses restent connues. En attendant, je réitère à la face du monde que je détiens la preuve irréfutable de mes affirmations.

Il faut rappeler que l’affaire des frais de mission indûment perçus dans le cadre de Commissions rogatoires internationales (Cri), lancées pour l’instruction de l’affaire Hissein Habré, avait été soulevée une première fois par le journal Enquête dans sa livraison du 13 octobre 2014. C’était une bombe, et pour sauver l’image de la justice sénégalaise, la version servie aux médias voulait que les juges instructeurs avaient été contraints d’être rassemblés par les autorités gouvernementales du Tchad, dans un même hôtel, à savoir l’hôtel Kempinsky de Ndjamena, pour des raisons de sécurité, car les hôtels réservés n’offraient pas de garanties sécuritaires suffisantes. Cela a pu faire sourire tous ceux qui connaissaient l’état des infrastructures hôtelières dans la capitale tchadienne. En effet, dans les années 2013-2014, seul l’hôtel Kempinsky offrait des conditions d’accueil qui seraient convenables pour des membres d’une mission internationale. En d’autres termes, des magistrats d’une juridiction internationale qui se permettaient de réserver leurs séjours dans un hôtel à deux balles ne feraient pas honneur à leur statut. Mais le plus absurde est que ces magistrats avaient eu à effectuer trois missions de suite à Ndjamena, et donc pouvaient savoir la réalité du terrain pour ne plus continuer d’accepter de se faire entretenir durant leurs séjours par l’Etat du Tchad, dont l’intérêt dans l’affaire Hissein Habré était on ne peut plus évident. La preuve (?), ce qui devait arriver arriva. Les juges sénégalais seront rattrapés par leurs propres turpitudes. En effet, quand l’Etat tchadien s’est vu débouter de sa demande de constitution de partie civile par les Chambres africaines extraordinaires, l’ambassadeur du Tchad à Dakar a immédiatement saisi le gouvernement du Sénégal ainsi que l’Union européenne, un des principaux bailleurs de fonds du procès, pour exiger le remboursement des sommes dépensées par son pays pour les séjours des magistrats instructeurs à Ndjamena. On devine le branle-bas. Souleymane Téliko et ses pairs avaient été ainsi obligés de rembourser les sommes illégalement perçues comme frais de mission. La clé de remboursement fixée par les autorités sénégalaises était de leur laisser 50% des frais de mission reçus ; ce qui était déjà sujet à caution, car les membres des Commissions rogatoires internationales avaient été intégralement pris en charge par le gouvernement tchadien. Mais qu’à cela ne tienne !

Au total, le juge Téliko a reçu la bagatelle de 8 millions 925 mille francs Cfa pour des «perdiem» sur 51 jours de mission au Tchad. Il devait donc rembourser la somme de 4 millions 462 mille 500 francs Cfa, à raison de 500 mille francs par mois. Une retenue à la source avait été opérée sur ses indemnités versées par les Chambres africaines extraordinaires pour la période allant d’octobre 2014 (date de révélation du scandale) à février 2015. Les remboursements s’étaient arrêtés quand l’opinion publique avait vite oublié la clameur soulevée par le journal Enquête. Ainsi, Souleymane Téliko reste devoir la somme de 1 million 712 mille 500 francs Cfa. Toutes ces informations sont contenues dans le «Rapport final narratif et financier», produit en juin 2015 par les Chambres africaines extraordinaires. Mieux, le magistrat Ciré Aly Ba, administrateur des Chambres africaines extraordinaires, le précisera dans une lettre n° 0002/Cae/C.a.b, en date du 29 avril 2015, adressée à Me Sidiki Kaba, ministre de la Justice du Sénégal, et ayant pour objet «Remboursement de perdiem à la suite d’une double prise en charge». Il y souligne que le comité de pilotage en charge du suivi du financement des Chambres africaines extraordinaires a retenu, à l’issue de sa réunion du 11 mars 2015, de tenir le gouvernement du Sénégal informé de la situation engendrée par la fin de mandat de personnels d’instruction qui n’avaient pas encore fini de rembourser les sommes dues. Ciré Aly Ba écrit que «cette situation est consécutive à une double prise en charge des trois premières commissions rogatoires par le budget des Chambres et par l’Etat tchadien, en ce qui concerne l’hébergement. Un remboursement de l’ordre de 50% avait été ordonné en répétition de l’indu (action de in rem verso)». On voit bien qui est le menteur dans cette affaire !

Avec Le quotidien

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Il a su lier la rigueur de la loi religieuse visible (la charia, la Sunna) aux profondeurs de la mystique soufie. Ce qui avait étonné le colon chez Maodo, c’était cette forme d’éducation mystique religieuse qu’il avait fait essaimer dans les quatre coins du pays. Alors qu’au même moment, les peuples de l’Occident étaient agités, l’église érigée en contrepouvoir, fragilisée. La France n’a pas succombé à cela, naturellement, mais elle a cédé beaucoup plus de droits à ses citoyens au-delà des exigences de la 3e République, loin de la survivance des lois monarchiques. Maodo Malick a créé un espace religieux qui a permis de regrouper tous les hommes qui étaient à la recherche d’énergie en Dieu le Glorifié. Il était un miroir par lequel le visage de Cheikhou Tijan (ra) s’affichait clairement. Dans sa démarche ésotérique (les profondeurs de la mystique soufie – Tassawouf), d’où sa puissance de mystique avérée, étoffée par une science exotérique, il avait fait de ses enseignements des levains immuables pour accéder au Divin, l’Ineffable. Le soufisme prôné par Maodo s’est incarné dans le corps culturel de notre pays, une évidence supralogique au-delà du corps transparent de l’homme et à l’hypertrophie du droit colonial évincé par la quête de Dieu sur nos terres. Il s’était installé à Tivaouane jadis envahie par les vices et les laudateurs païens. Mais par sa haute stratégie, il réussit à transporter tout ce monde dans un voyage vers Dieu à travers les symboles de la philosophie de Cheikh Tidjan. Et cela rappelle le Hijaz du 7e siècle, le Prophète Muhammad (psl) avait un devoir de réorganiser les consciences et de transposer chez chaque être Dieu avec un entendement progressif du Livre Saint. Il a réussi à calibrer les hommes, de sorte qu’ils n’oublient point les faits inhérents à leur foi, à leur amour, à leur tolérance et à être les disciples d’un homme autre que lui, dont lui-même est tombé amoureux, Aboul Abass (ra). Il avait d’ailleurs fini par avoir accès à son intimité mystique. Il a restauré le pacte initial du Prophète sur cette terre devenue sainte (Tivaouane) grâce à lui, se présentant comme la synthèse de deux hommes, avec l’intériorisation d’un message sous sa forme la plus pure loin de toute distanciation à opérer, et uniquement à se focaliser sur le message de Cheikh Tidjan Cherif (ra) qui parle de métaphysique (Dieu en tout) et de cosmophysique (la nature en son Prophète). Maodo a su apprendre à ses disciples avec élégance comment percer les voiles de la science extérieure de l’unicité de Dieu et comment pénétrer l’état intérieur de cette unicité en passant par les canaux de la Tarikha Tijan. D’où ce nœud fécond qui lie l’ésotérisme (quand l’initié est sur le point de manier ce qu’il ressent) et l’exotérisme (quand il s’applique dans sa démarche initiatique soufie). Maodo fut par excellence l’archétype du savant soufi. Avec une haute discrétion, il avait réglé les crises spirituelles de beaucoup d’hommes agités, qui cherchaient Dieu sans réellement avoir en main la bonne posologie des secrets qu’ils détenaient. Il avait fini par se saisir des mystères du Cosmos et des essences de la lumière Muhammadienne, qu’il a diffusées avec une science raffinée partout dans le pays sous l’œil impuissant du colon. À travers l’épistémologie soufie, il enseigna la gustation complète de la Salatul Fatihi à tout homme cherchant à assainir son paysage et ensuite la dégustation mystique des résultantes de la première étape. Et quand un disciple finit cette initiation, il ne peut qu’être calme, serein et humble, mais aussi et surtout doté d’inspiration (Ilhâm) et de dévoilement spirituel (Kashf). Et Maodo l’avait réussi chez chaque aspirant dans cette voie éclairée à haute tension, qu’il a su réguler avec une ingéniosité hors norme. La purification et le dépouillement qui proviennent de cette riche école des consciences qu’il a instaurée ont conféré à ce même aspirant une nouvelle chair, comme le serpent qui se départit de son exuvie. Maodo n’était en concurrence avec personne. Bien au contraire, il était au service de tous les hommes de sa génération dont l’unique oxygène était la Sunna. Les faits de la métahistoire prouvent cela à suffisance. Quand on aime Dieu, on se suffit de Lui ; quand on Le redoute, on devient compatissant avec les autres et quand on sent Sa présence à nos côtés, on ne peut avoir un autre ami que Lui. C’est grâce à ces outils très sélects qu’il a instauré ses Zawiyas dans les coins les plus stratégiques du pays. Le colon l’avait suivi dans sa démarche qui reposait sur un principe philosophique limpide et cohérent. L’extraordinaire profondeur de sa pensée et son aptitude à accompagner chaque âme dans sa quête d’agrément du Seigneur (Dawamou Choukri) ont capté l’attention des érudits sur sa grande dimension d’émérite enseignant. Lui qui s’est complètement abandonné à Cheikh Ahmed Tijan (ra) pour qui, par Dieu et pour Dieu, il avait une tout particulière adoration. Un éminent homme avec des titres et grades aussi élevés, conférés par Dieu, estampillés par Cheikh Ahmed Tidjan (ra) et son Illustre grand-père (psl), mérite de la part de chacun affection, respect et considération ! Sheikh Alassane Sène « Tarëe Yallah » Disciple du Prophète Muhammad (psl)

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