Une perte de près de mille milliards FCFA pour l’industrie aéronautique en Afrique en 2020

Dakarmidi – Les chiffres sont de l’Association du transport aérien international (Iata) qui dévoile dans son rapport publié mardi 24 novembre, l’impact de la pandémie à Coronavirus sur le transport aérien international.
 
Dans le document exploité par Lii Quotidien, il est indiqué que les bénéfices de l’Afrique  devraient chuter à 1,7 milliard de dollars en 2020, tandis que dans le monde, ils tomberaient à 38,7 milliards de dollars selon ladite association dans son rapport intitulé « De profondes pertes se poursuivent jusqu’en 2021 ».
 
La même source d’ajouter que les demandes de passagers et la capacité des compagnies aériennes en Afrique devraient aussi se rétracter respectivement à 72% et 62,8%. En revanche, les revenus du fret « connaîtront un meilleur sort que les revenus des passagers avec une augmentation de 36% en 2021 et permettront aux compagnies aériennes de maintenir leurs réseaux internationaux ».
 
L’Iata déplore toutefois qu’en Afrique, il y a eu peu de soutien de la part des gouvernements et « il y a eu un certain nombre d’échecs ».
 
Mais des améliorations sont en vue en raison de l’augmentation de la demande après un premier semestre 2021 difficile, rassure-t-on dans les colonnes du quotidien.
 
L’association dit s’attendre, au niveau mondial, à près de 118,5 milliards de dollars de pertes (plus de 59 000 milliards FCFA) en 2020. Alexandre de Juniac, directeur général et Pdg de l’Iata révèle que « Cette crise est dévastatrice et implacable. Les compagnies aériennes mondiales ont réduit leurs coûts de 45.8%, mais leurs revenus sont en baisse de 60.9%. Le résultat est que les compagnies aériennes perdront 66 dollars (3 630 FCfa) par passager transporté cette année. Cette perte sera fortement réduite à 80 milliards de dollars en 2021, soit 4 400 milliards FCFA ».
 
Ainsi, le Pdg de l’Iata préconise la réouverture des frontières pour arrêter la saignée. « Nous devons rouvrir les frontières en toute sécurité et sans quarantaine pour que les gens volent à nouveau. Et avec les compagnies aériennes qui devraient saigner de l’argent au moins jusqu’au quatrième trimestre de 2021, il n’y a pas de temps à perdre », presse-t-il.