Soham Wardini ou la victoire du Militantisme Féminin

Chroniques du MIDI

By Gentle Mara

Dakarmidi- Le temps de relégation de la femme au second plan est révolu, désormais Dakar sent l’odeur féminine, par le passé une femme a été chef de gouvernement, des femmes ministres ont défilé et défilent sur la scène gouvernementale mais pour une première au Sénégal et dans son histoire un édile femme dirige la capitale : Soham Wardini après 132 ans d’histoire depuis Alexandre Jean pour ceux qui l’ignore, il fut le premier Maire de Dakar aux temps des colons.

Dakar sent maintenant les odeurs du  »Thiouraye » Liban, parfum spirituel par excellence. Le Liban adoucit les maux de tête, les migraines. Son utilisation est souvent favorisée pour dénouer les problèmes administratifs, juridiques, procès selon le vocabulaire des encens.

« Toute politique politicienne mise de côté, pas mal d’avoir une femme comme Maire(sse) de Dakar, Soham Wardini, un bon symbole pour le genre et la diversité. Ça nous change un peu, n’est-ce pas ? Félicitations à l’heureuse élue, courage aux candidats malheureux : c’est Dakar et le Sénégal qui gagnent ».déclare Mamoudou Ibra Kane, via sa page Facebook,

Avis que je partage et oui il le faut, le Sénégal a grandi de par sa démocratie inaugurant depuis le Samedi 29 Septembre une nouvelle ère dans son histoire politique et en toute optimisme peut-être dans quelques années, une femme Présidente.

Je pense que si Khalifa Sall n’était pas en prison on en sera pas là, ainsi va la vie car le destin des hommes est souvent parsemé de feuilletons inattendus qui bouleversent tout d’un coup la vie d’une personne en l’élevant ou en l’abaissant.

Donc Khalifa en bas et Soham en haut, bien que bizarrement c’est le camp khalifiste qui gagne selon certains vu les relations qui les lient, ce qui est une récompense qui vient à son heure, dans un contexte marqué par des enjeux politiques très complexes à la veille de la présidentielle 2019.

Victoire du militantisme féminin

Souvent nous constatons que bien que présentes sur le terrain politique, les femmes sont souvent reléguées au second plan dans les partis, malgré leur militantisme sans faille, surtout dans les prises de décision.

Le leadership des femmes et leur participation à la vie politique sont partout menacés. Les femmes sont sous-représentées aussi bien comme électrices que dans les fonctions dirigeantes, au sein des assemblées élues, dans l’administration publique ou encore dans le secteur privé ou le monde universitaire. Et ceci malgré leurs compétences maintes fois démontrées, en tant que leaders et agents du changement, et en dépit de leur droit de participer en toute égalité à la gouvernance démocratique.

Selon « Leadership et participation des femmes à la vie publique » publié par l’Onu, ce leadership féminin prend de plus en plus place dans le paysage politique ces dernières décennies, cette participation des femmes en politique est un enjeu important afin d’instaurer une véritable représentativité des instances dirigeantes politiques et de permettre aux femmes de jouir de leurs pleins droits. En Afrique, la participation des femmes au processus politique est très inégale selon les pays. Selon l’Union interparlementaire, au 1er novembre 2015, parmi les 20 pays comportant le plus de femmes au sein de leur parlement, 7 sont des pays africains : Rwanda, Sénégal, Afrique du Sud, Namibie, Mozambique, Ethiopie et Angola. Le premier pays de ce classement est le Rwanda, avec 63.8% de femmes. D’autres pays sont bien moins classés : ainsi au Bénin et au Nigéria, les femmes au parlement représentent respectivement 7,2% et 5,6%.

Les femmes étaient souvent confrontées à deux sortes d’obstacles qui freinent leur participation à la vie politique. D’une part, des entraves structurelles causées par des lois et des institutions discriminatoires qui réduisent leurs possibilités de voter ou de se porter candidates à un mandat politique. D’autre part, les femmes ont généralement moins de chances que les hommes de suivre une formation, de nouer les contacts et de bénéficier des ressources nécessaires pour devenir des dirigeantes performantes.

Aujourd’hui Le combat a porté ses fruits et est loin d’être terminé et last but not least, ceci dit dans un pays mobilisé pour restaurer les valeurs et éthiques fondant le devenir de sa nation les visages se diversifient, le leadership n’est plus l’apanage des hommes car au rendez de cette civilisation de l’universel les femmes ne seront plus en reste

Espérons pour bientôt une femme présidente au Sénégal, …………..Pourquoi pas ?