Réflexion: Macky 2 ou le début de la royauté !

Réélu que dis-je plébiscité au 1er tour devant des adversaires éberlués et qui se cherchent toujours, le voilà Macky 2 qui s’annonce…sous des airs de royauté avec la quasi certitude suppression du poste de 1er P.M. L’ex P.M. himself (JOHN) est chargé de scier sa propre branche, de découper son siège avant le jet dans le Gange des réforme…ttes( consolidantes ou déconsolidantes ?).

Etait-ce la priorité dans cette mare de plaintes et de complaintes sociales où l’essentiel des sunugaliens tire le diable ou est tiré et par la queue et par le diable ? Pour un mandat de concrétisation des promesses et engagements où le compte à rebours du quinquennat a déjà commencé et où le temps va sembler court au vu des espoirs (placés ou gagnants ?), le verbo-tonal démarre avec toute sa boulimie. Déjà l’appel à la palabre dit dialogue est quasi entre sourds (rien n’est défini et aucun cadre tracé), chacun attendant les fameux TDR pour répliquer encore nous plongeant sûrement dans des joutes creuses encore jusqu’aux locales de décembre.

Et au vu des schémas en gestation et des recompositions attendues nécessairement avec ce 2ème et dernier mandat, le futur de Benno, les départs inéluctables des grands séniors (wade,niass et tanor entre autres), le jeu politicien n’a pas dit son dernier mot . Et en attendant le lambda continue de trinquer et de trimer et ce n’est pas demain la fin. Ce mandat –ci risque d’être calculateur et chaque entité jouant au plus fin pour un legs rassurant. Et c’est le prince qui ouvre le bal…les hostilités : chaque sortie, une occasion pour de la matière à  « wax sa xalat », sport favori pour ces entrepreneurs politiciens.

Le ton est là avec le projet de suppression du poste de P.M….à quelles fins ? Politiciennes rek. L’argument brandi par John chargé de préparer la potence pour la pendaison ne tient ni n’agrée : Que dit-il dans son exposé des motifs …sinon que le souci du prince est de gommer les goulots d’étranglement en resserrant autour. Mais est-ce cela ? Cette valse au sommet de l’exécutif est très souvent une réponse personnelle à des situations de crise avec des dyarchies et un choc de personnalités ( l’histoire politique le rappelle si bien : 63 , 70 et 80 ) ou bien le Sénégal est-il en crise à ce point ou les motivation sont –elles autres ?

Dans tous les cas, dans ce Sénégal de 2019,supprimer le P.M. n’était pas une priorité et au lieu de …ce sera un accaparement et une hyper concentration de pouvoirs rompant d’avec l’option de déconcentration/délocalisation. Déjà l’agenda présidentiel était surchargé, y trouver une plage de libre était quasi impossible, enlever ce link qui permettait un peu de souffler et de déléguer certaines affaires courantes au lieu de désagréger va agréger davantage avec des tumeurs tout au long de la chaîne.

Le risque est d’aller vers un amoncellement, une hypertrophisation du palais, toutes les décisions revenant au prince. Et quand il est dans la pointe de Sangomar( vrai voyager ce macky -là), la République attendra de même que le parapheur. Veut-il tout pour lui et rien pour les autres ? Même Le Bon Dieu a des prophètes, Lui ,L’Omniscient et L’Omnipotent. Ce Macky-là est dans les « mijoteries » et les non –dits alors que l’horloge a pris départ pour un 5ans qui sera très court face à des attentes énormissimes d’une population dans la galère et dans le tunnel.

IBOU SENE KAOLACK