Pourquoi notre bon football est-il cravaché?

Dakarmidi – Le Sénégal a été une nation de football dés l’Indépendance. Ses « Souliers d’Or » sont nombreux, notamment le Thiéssois Bouba Diakhao, le Saint Louisien Lo Madièye. Sans oublier les Amadou Thiam, Yérim Diagne, Petit Gueye, Souris, Diallo Toumani………

Des clubs de football de renom nous viennent à l’esprit : le C.O.T, l’US Gorée, le Foyer France Sénégal, l’Espoir de Saint Louis, la Saint-Louisienne devenue La Linguère…………

Aujourd’hui, Aliou Cissé, petit-fils du Saloum Saloum Birane Cissé Général d’Armée de Maba Diakhou Ba, est lui-même devenu Général des combattants de la balle au pied. Et, ce, malgré la difficulté de la tâche, relevant de la quadrature du cercle.

Dés le début des hostilités en Russie, le Sénégal a fait trembler les troupes les plus prestigieuses de l’UE. Le souvenir du Sénégal qui bat la France et passe en quart de finale était là. Nous nous souvenons du tollé et des déclarations venant notamment d’Italie pour dire en quelque sorte : «  Cessons, nous autres Européens, d’apporter le bâton pour nous faire battre. » C’est-à-dire de mettre en condition ces joueurs qui risquent de nous ravir la Coupe. Or, le football est devenu une industrie qui génère de l’argent au  point que compter cette masse fudiciaire donne le tournis à lui seul.

Nous savons que nos internationaux reçoivent annuellement des milliards et même quelques fois des dizaines de milliards payés par des clubs dont ils sont devenus les esclaves. Qu’on achète et vend à l’occasion des Mercatos. Tout comme les gladiateurs du temps des Romains.

Je l’affirme, un complot a été ourdi pour barrer la route au Sénégal, l’équipe la plus prestigieuse et la plus redoutée.

On s’est, alors, mis à faire comprendre à certains parmi nos internationaux qu’il n’était pas bon de marquer des buts.

Ce qui vient d’être dit justifie les buts manqués volontairement et dont il suffit de voir les retro vidéos pour s’en rendre compte. Dégager en touche à quelques pas de la surface de réparation en dit long sur la volonté de l’involontaire. En d’autres termes, si les Européens nous reprochent nos féticheurs, eux, tout en ne s’en privant pas, entretiennent une armée de barbouzes du football. Les « intrigueurs » si vous voulez.

Mais le grand absent était l’Etat qui pouvait mobiliser des contre barbouzes. Ou, au moins, en faire des agents doubles pour mettre à l’abri de l’intimidation certains de nos joueurs qui ont été loin d’être des patriotes au vrai sens du mot.

Le souci des Enrobons  était plus fort que la musique prodiguée par le rugissement des lions de nos forêts.

Revenons à l’enjeu. Si le Sénégal avait emprunté le même chemin que les joueurs Africains de la France bien des responsables de clubs de l’Hexagone se retrouveraient au chômage. Leurs clubs estimés à des milliards d’euros feraient faillite.

Ce sont ces magouilles sur fond de milliards de CFA qui ont barré la route à Aliou Cissé. Sa technique était très bonne, même s’il aurait été mieux d’aligner un 3-4-3.

Donc, n’eût été le complot du football européen nos Kanté l’auraient emporté sur leurs Kanté d’emprunt.

Donc, la solution, pour l’avenir, est de puiser dans le vivier que constituent les Navétanes, d’une part, et créer des équipes professionnelles, de l’autre. Mais aussi modifier les accords avec les clubs européens pour que nous puissions sanctionner les joueurs « traitres ».

Dr Ahmed Khalifa Niasse

La rédaction