Pourquoi aller vers une autorisation du Magal ?

Dakarmidi  – Le Khalife Général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké, a finalement mis fin à des semaines de polémiques, de computations mais surtout supputations sur les conditions de tenue du Grand Magal de Touba qui, comme chaque année, célèbre le départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba. 

Mais celui de cette année, tout le monde sait qu’il va se tenir dans un contexte si particulier, lié à une pandémie rare qui a fini d’imposer ses lois et ses  exigences au monde entier. Des économies construites des années de dures labeurs ont vue leurs chiffres d’affaires tomber en chute libre.

De partout, dans tous les secteurs et en tout pays, la paralysie fut reçue en plein fouet sans que personne n’y puisse apporter, dans l’immédiat, des solutions adaptée à la hauteur de la charge, pour résister à la force de la pénétration de virus. De la Chine aux Etats-Unis, en passant par les pays du centre de l’Europe, sans épargner les pays chauds d’Afrique, la crise en fut la même. Les mêmes faits ont produit les mêmes effets.

Au Sénégal, on a jamais connu le pic de cette pandémie.  Les données liées à cette maladie n’ont jamais connu une baisse malgré les efforts louables de nos services de santé, tous les jours, au moindre des cas, on enregistre deux morts. Les personnes âgés contaminées par les plus jeunes en payent le plus lourd tribut. Des morts, on en compte tous les matins.

Pour marquer son retour dans le cadre d’une énième offensive contre la propagation de ce virus qui inquiète plus d’un, le tout-puissant ministre de la République, le ministre de l’intérieur Aly Ngouille Ndiaye, a tenu une conférence de presse pour, au lieu d’annoncer des mesures plus corsées, s’est livré à un rappel de mesures barrières qu’on nous avait imposé dans un passé presque ressent.

Des bars en furent fermés. Des plages interdites pendant cette période de haute canicule. Les lieux de sports inhibés et la villégiature tout simplement prohibée et foudroyée par un décret. Les raisons pour de telles mesures sont bien données : stopper l’avancée du virus, protéger les personnes âgées et renouer avec le travail pour sauver notre économie. Ces lieux réunissent du monde : covid-19 aime bien ça !

Pendant ce temps, à la grande surprise générale, voilà que l’Etat, même s’il ne s’est pas encore prononcé allant dans ce sens, semble accepter la tenue du Grand Magal de Touba, qui à ce jour, reste le seul rendez-vous annuel au Sénégal qui mobilise des millions et des millions de personnes venus de toutes les régions du pays et à travers le monde. Ainsi, l’on se demande aisément, si les bars, des boites de nuits, les salles de sports et les plages sont fermés parce que réunissant du monde offrant un cadre adéquat à la transmission du virus, pourquoi aller vers une autorisation du Magal ?

Deux raisons pourraient justifier cette “faiblesse d’Etat” : Soit il a peur de Touba ou bien il y a baleine sous graviers derrière cette maladie liée au virus SARS-CoV2 plus connu sous le nom coronavirus ou covid-19.

Wait and see !