Devant les populations réunies à Passy, le Premier ministre Ousmane Sonko a lancé un réquisitoire cinglant contre ceux qu’il nomme les « dilapideurs des richesses nationales ». Il a accusé les anciens dirigeants d’avoir brader le phosphate, l’or, le pétrole ou encore le gaz du Sénégal, enfermant le pays dans des contrats désavantageux.
« Ces personnes qui vous disent que tout doit changer du jour au lendemain sont vos ennemis », a-t-il martelé, appelant plutôt à la solidarité et à la patience pour reconstruire une économie souveraine. Pour Sonko, il est inacceptable que le Sénégal, doté de telles ressources, doive encore importer du gaz ou des engrais. La renégociation des accords passés et le retour des richesses sous contrôle de l’État sont présentés comme une priorité absolue.
Son discours, teinté de convictions militantes, place cette bataille économique au cœur du projet politique du Pastef, un combat pour que la jeunesse sénégalaise hérite enfin d’un pays maître de son destin.
