Lettre: Ansoumana Dione réclame la démission de Ismaila Madior Fall

Dakarmidi – Monsieur Ansoumana DIONE, Jaamu Askan wi,

le Serviteur du Peuple, candidat à la candidature                    Rufisque, le 06 septembre 2018

pour l’élection présidentielle de 2019

Adresse : Citée Filaos – Villa 14 – Bis – Rufisque

Tel : 77 550 90 82 – 70 745 88 47

                                                                                                             

A

Monsieur le Ministre de la Justice,

Garde des Sceaux

 Objet démission du Ministre de la Justice

Monsieur le Ministre,

A cause de la loi sur le parrainage, le Sénégal est plongé dans une situation inédite, avec un Président de la République, en exercice, son Excellence Monsieur Macky SALL, à qui il est injustement demandé de trouver soixante-cinq mille signatures, au maximum, pour pouvoir être candidat à l’élection présidentielle de 2019.

En vérité, cette loi est très mal rédigée. Car, en tant chef suprême de la Magistrature et Gardien de la Constitution, notre première institution qui se trouve être déjà candidat à sa propre succession, ne devait aucunement être concerné par cette disposition, visant à filtrer les candidatures.

En clair, cette loi sur le parrainage devait seulement imposer aux candidats à la candidature, des signatures pour être éligible à cette élection dont le Président de la République est l’organisateur. Mais, en demandant à tout candidat de remplir au préalable cette condition, l’on enrôle illégalement le chef de l’Etat Macky SALL qui a l’obligation de gouverner uniquement le pays, de 2012 à 2019.

Conséquence, votre manque total de vision a induit tout un peuple en erreur, puisque vous conviendrez avec nous qu’un candidat sortant ne doit pas être candidat à la candidature, avec tous les risques de non éligibilité que cela comporte. C’est la raison pour laquelle, nous vous demandons de bien vouloir démissionner de votre fonction de Ministre de la Justice.

 

Vous souhaitant bonne compréhension, veuillez agréer, Monsieur le Ministre, à l’expression de notre parfaite considération.

La rédaction