Dakar, ce 8 mai 2026
Monsieur Samuel Sarr,
Nous n’avons pas de relations personnelles, mais j’ai suivi dans le temps tes performances professionnelles sous la direction vigilante de l’ancien Président du Sénégal, Maître Abdoulaye Wade. Ma devise étant de ne voir en l’homme que ce qui l’ennoblit, je m’en sers aujourd’hui pour magnifier ton passé glorieux.
Et ce passé parle. Il parle de ces moments où le Sénégal, au bord de la rupture énergétique, aurait pu basculer dans d’énormes difficultés. Tes choix, tes investissements, ton obstination dans le secteur de l’énergie ont maintenu le pays debout. Des hôpitaux éclairés, des usines qui tournent, des foyers qui respirent : voilà le bilan que l’histoire retiendra, loin du tumulte des procès d’intention.
C’est cela, le patriotisme éclairé. Pas celui des tribunes, mais celui des responsabilités assumées. Sous l’ère du Président Wade, tu as incarné cette école de l’action : voir loin, décider vite, exécuter sans trembler. Le Sénégal n’a pas besoin de commentateurs. Il a besoin de bâtisseurs de ton calibre.
Aujourd’hui, nous apprenons que ton séjour en prison a eu des conséquences non négligeables sur ta santé. Cette réalité nous touche, car elle heurte l’idée même de justice et d’humanité. Un homme qui a tant donné à la souveraineté énergétique de son pays mérite, à tout le moins, le droit de se soigner dans la dignité.
*Nous prions pour que tu retrouves toute ta santé d’autrefois, celle-là qui t’avait permis, autrefois, de réussir des miracles dans tes différentes missions.* Cette force qui forçait le respect, cette lucidité qui débloquait les situations impossibles, nous savons qu’elles sommeillent encore en toi. Les grandes trajectoires ne meurent pas. Elles traversent des orages.
Samuel Sarr, les déboires du présent n’effaceront pas l’œuvre. On retient rarement les procès. On retient toujours les services rendus à la nation. Et sur ce registre, ton nom est déjà inscrit.
Soigne-toi. Relève-toi. Le Sénégal a encore besoin d’hommes qui savent ce que le mot “souveraineté” veut dire, kilowatt par kilowatt.
Doyen Majib Sène
