Le Sénégal parie sur l’arachide pour améliorer la condition de vie des populations (officiel)

Dakarmidi – Pour l’amélioration des conditions de vie des populations rurales, le Sénégal compte faire de la culture de l’arachide « un levier », a déclaré Mamadou Mboup, conseiller technique du ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural.
« Le Sénégal a l’ambition de faire de la culture de l’arachide un levier pour améliorer les conditions de vie des populations rurales, pour le développement économique du pays à travers la redynamisation des industries huilières et l’ouverture des marchés à l’exportation […] », a-t-il notamment dit.
Mamadou Mboup s’exprimait lundi 12 novembre 2018 à l’ouverture officielle, à Saly, de la 10e Conférence internationale sur les avancées faites en recherche sur l’arachide grâce aux progrès de la génomique et des biotechnologies (AAGB).

Il a souligné que le Sénégal a inscrit l’agriculture comme un des piliers du Plan Sénégal émergent (PSE).

« Les mesures prises dans la modernisation de l’agriculture incluent un soutien important à la recherche agricole, pour la génération de connaissances et d’innovations capables d’apporter une impulsion au secteur agricole, particulièrement à la filière arachide qui représente une culture majeure au Sénégal’’, a-t-il soutenu.
Ainsi, le pays a inscrit parmi les objectifs du Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (PRACAS), volet agricole du Plan Sénégal émergent (PSE), un doublement de la production nationale d’arachide à l’horizon 2022. Il s’agit de la faire passer de 1, 4 million de tonnes actuellement à deux millions de tonnes.
« Nous nous fixons également pour objectif une redirection de la production nationale, en substituant 10 à 20% des arachides destinées à l’huilerie par des arachides de bouche, et en adressant la problématique de qualité nutritionnelle des huiles par la mise en production de variétés d’arachide à haute teneur en acide oléique, et la recherche est fortement attendue en cela », a-t-il indiqué.
Selon lui, l’Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA) s’est déjà résolument inscrit dans cette dynamique pour relever le défi de l’émergence, en mettant à la disposition des producteurs des technologies mieux adaptées.
La rédaction