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Accueil » Actualité au Sénégal » Communiqué du conseil des ministres du mercredi 30 janvier 2019
Actualité au Sénégal

Communiqué du conseil des ministres du mercredi 30 janvier 2019

PBy P31 janvier 2019Aucun commentaire5 Mins Read
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Dakarmidi – Le Président Macky SALL a réuni le Conseil des ministres, mercredi 30 janvier 2019 à 10 heures, au Palais de la République.

Entamant sa communication autour de la consolidation du pacte de confiance avec le peuple sénégalais à la veille de l’ouverture de la campagne électorale, le Chef de l’Etat lance un appel à tous les candidats, à toute la classe politique, aux citoyens et aux électeurs, en vue du renforcement continu et du rayonnement permanent de notre démocratie, avec un débat d’idées serein et soutenu par un sens élevé des responsabilités des différents acteurs du processus électoral.

Dans ce cadre, le Président de la République rappelle au Gouvernement, l’impératif de prendre toutes les dispositions requises en matière administrative, logistique et sécuritaire afin d’assurer le déroulement, dans les meilleures conditions, de la campagne électorale qui démarre le 03 février à 00 h 00 et du scrutin présidentiel.
A cet égard, le Président de la République réitère à nos compatriotes son engagement déterminé à poursuivre l’œuvre d’édification nationale, en donnant à chaque sénégalaise et à chaque sénégalais, quel que soit son lieu de résidence, les possibilités d’avoir un accès correct aux services sociaux de base, (eau, électricité, santé, éducation, formation) à un logement et un emploi décents, ainsi qu’à une vie toujours meilleure à travers un cadre qualitativement amélioré.
Par ailleurs, appréciant le bilan global de son mandat et le maintien du cap de l’émergence, le Chef de l’Etat rappelle que sa vision d’un Sénégal Emergent reste la doctrine fondamentale de notre action.

Dès lors, le Président de la République demande au Premier Ministre, de prendre toutes les dispositions pour vulgariser, avec des moyens de communication adaptés, le bilan exhaustif et élogieux de notre action collective au service des sénégalaises et des sénégalais.

Poursuivant sa communication autour de la continuité du travail gouvernemental et la préparation administrative des dossiers dans les différents départements ministériels, le Chef de l’Etat attire l’attention du gouvernement sur la nécessité d’assurer la continuité du service public qui ne doit connaitre, ni ralentissement ni blocage durant la campagne électorale.
A ce titre, le Président de la République demande au Premier Ministre de prendre toutes les dispositions en vue du fonctionnement normal et régulier des ministères, administrations et services publics sur toute l’étendue du territoire national.
En outre, le Chef de l’Etat invite le Premier Ministre à veiller à la continuité des actions et projets engagés par l’Etat.
Par ailleurs, abordant la rénovation du building administratif et l’accélération de la transformation de nos administrations, le Chef de l’Etat informe les membres du conseil de la réception du Siège officiel du Gouvernement rénové, sous sa présidence, en cet après-midi du 30 janvier 2019, plus de 60 ans après son édification. En effet, cet évènement demeure un moment historique pour l’Etat qui engage, après la mise à disposition des nouvelles sphères ministérielles de Diamniadio, un tournant majeur dans son processus de modernisation pour davantage porter notre ambition d’accélérer le développement économique et social du Sénégal.
Dans cette perspective, le Président de la République invite le Gouvernement à intensifier la réalisation du projet de Maison des Archives nationales à Diamniadio et à renforcer la dynamique de transformation institutionnelle de l’Imprimerie nationale, sise à Rufisque, en établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) afin d’asseoir son positionnement stratégique, le développement de son patrimoine industriel et numérique, ainsi que son fonctionnement optimal au service des administrations publiques.
Le Chef de l’Etat a terminé sa communication par le suivi de la coopération et des partenariats et par son agenda.
Le Premier ministre a axé sa communication sur le suivi de la campagne de commercialisation arachidière, la revue annuelle des réformes des politiques, programmes et projets communautaires de l’UEMOA, avant de rendre compte de la coordination des activités gouvernementales.
Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait le point de la situation sous régionale, africaine et internationale.
Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a fait le point de la conjoncture nationale et internationale.
Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a rendu compte du suivi de la campagne de commercialisation agricole.
Au titre des textes législatifs et règlementaires, le Conseil a examiné et adopté :
– le projet de décret portant création, organisation et fonctionnement du Secrétariat exécutif du 9éme Forum mondial de l’eau ;
– le Projet de décret fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Laboratoire d’Analyse et de Contrôle (LANAC) ;
– le projet de décret portant création du Certificat professionnel de Spécialisation.
Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes :
• Monsieur Babacar SECK, titulaire d’un Certificat d’Aptitude à l’Enseignement secondaire technique et professionnel (CAESTP), est nommé Directeur du Centre de Formation professionnelle et technique au ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat ;
• Monsieur Amadou Massar SARR, Officier de Marine, membre du Conseil national du Patronat (CNP), est nommé Président du Conseil d’Administration du Centre de Formation professionnelle et technique au ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat
Le Secrétaire général du Gouvernement, Porte-parole
30 janvier 2019 communiqué Conseil des ministres Dakarmidi
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Il a su lier la rigueur de la loi religieuse visible (la charia, la Sunna) aux profondeurs de la mystique soufie. Ce qui avait étonné le colon chez Maodo, c’était cette forme d’éducation mystique religieuse qu’il avait fait essaimer dans les quatre coins du pays. Alors qu’au même moment, les peuples de l’Occident étaient agités, l’église érigée en contrepouvoir, fragilisée. La France n’a pas succombé à cela, naturellement, mais elle a cédé beaucoup plus de droits à ses citoyens au-delà des exigences de la 3e République, loin de la survivance des lois monarchiques. Maodo Malick a créé un espace religieux qui a permis de regrouper tous les hommes qui étaient à la recherche d’énergie en Dieu le Glorifié. Il était un miroir par lequel le visage de Cheikhou Tijan (ra) s’affichait clairement. Dans sa démarche ésotérique (les profondeurs de la mystique soufie – Tassawouf), d’où sa puissance de mystique avérée, étoffée par une science exotérique, il avait fait de ses enseignements des levains immuables pour accéder au Divin, l’Ineffable. Le soufisme prôné par Maodo s’est incarné dans le corps culturel de notre pays, une évidence supralogique au-delà du corps transparent de l’homme et à l’hypertrophie du droit colonial évincé par la quête de Dieu sur nos terres. Il s’était installé à Tivaouane jadis envahie par les vices et les laudateurs païens. Mais par sa haute stratégie, il réussit à transporter tout ce monde dans un voyage vers Dieu à travers les symboles de la philosophie de Cheikh Tidjan. Et cela rappelle le Hijaz du 7e siècle, le Prophète Muhammad (psl) avait un devoir de réorganiser les consciences et de transposer chez chaque être Dieu avec un entendement progressif du Livre Saint. Il a réussi à calibrer les hommes, de sorte qu’ils n’oublient point les faits inhérents à leur foi, à leur amour, à leur tolérance et à être les disciples d’un homme autre que lui, dont lui-même est tombé amoureux, Aboul Abass (ra). Il avait d’ailleurs fini par avoir accès à son intimité mystique. Il a restauré le pacte initial du Prophète sur cette terre devenue sainte (Tivaouane) grâce à lui, se présentant comme la synthèse de deux hommes, avec l’intériorisation d’un message sous sa forme la plus pure loin de toute distanciation à opérer, et uniquement à se focaliser sur le message de Cheikh Tidjan Cherif (ra) qui parle de métaphysique (Dieu en tout) et de cosmophysique (la nature en son Prophète). Maodo a su apprendre à ses disciples avec élégance comment percer les voiles de la science extérieure de l’unicité de Dieu et comment pénétrer l’état intérieur de cette unicité en passant par les canaux de la Tarikha Tijan. D’où ce nœud fécond qui lie l’ésotérisme (quand l’initié est sur le point de manier ce qu’il ressent) et l’exotérisme (quand il s’applique dans sa démarche initiatique soufie). Maodo fut par excellence l’archétype du savant soufi. Avec une haute discrétion, il avait réglé les crises spirituelles de beaucoup d’hommes agités, qui cherchaient Dieu sans réellement avoir en main la bonne posologie des secrets qu’ils détenaient. Il avait fini par se saisir des mystères du Cosmos et des essences de la lumière Muhammadienne, qu’il a diffusées avec une science raffinée partout dans le pays sous l’œil impuissant du colon. À travers l’épistémologie soufie, il enseigna la gustation complète de la Salatul Fatihi à tout homme cherchant à assainir son paysage et ensuite la dégustation mystique des résultantes de la première étape. Et quand un disciple finit cette initiation, il ne peut qu’être calme, serein et humble, mais aussi et surtout doté d’inspiration (Ilhâm) et de dévoilement spirituel (Kashf). Et Maodo l’avait réussi chez chaque aspirant dans cette voie éclairée à haute tension, qu’il a su réguler avec une ingéniosité hors norme. La purification et le dépouillement qui proviennent de cette riche école des consciences qu’il a instaurée ont conféré à ce même aspirant une nouvelle chair, comme le serpent qui se départit de son exuvie. Maodo n’était en concurrence avec personne. Bien au contraire, il était au service de tous les hommes de sa génération dont l’unique oxygène était la Sunna. Les faits de la métahistoire prouvent cela à suffisance. Quand on aime Dieu, on se suffit de Lui ; quand on Le redoute, on devient compatissant avec les autres et quand on sent Sa présence à nos côtés, on ne peut avoir un autre ami que Lui. C’est grâce à ces outils très sélects qu’il a instauré ses Zawiyas dans les coins les plus stratégiques du pays. Le colon l’avait suivi dans sa démarche qui reposait sur un principe philosophique limpide et cohérent. L’extraordinaire profondeur de sa pensée et son aptitude à accompagner chaque âme dans sa quête d’agrément du Seigneur (Dawamou Choukri) ont capté l’attention des érudits sur sa grande dimension d’émérite enseignant. Lui qui s’est complètement abandonné à Cheikh Ahmed Tijan (ra) pour qui, par Dieu et pour Dieu, il avait une tout particulière adoration. Un éminent homme avec des titres et grades aussi élevés, conférés par Dieu, estampillés par Cheikh Ahmed Tidjan (ra) et son Illustre grand-père (psl), mérite de la part de chacun affection, respect et considération ! Sheikh Alassane Sène « Tarëe Yallah » Disciple du Prophète Muhammad (psl)

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