Bataille de leadership dans l’opposition : Idy et Sonko dans le peloton de tête

Dakarmidi – Avant tout il est plus judicieux de préciser que dans cet article il n’est pas lieu de mettre en parallèle Idy et Sonko. En effet, le seul fait de les comparer les exaspère. Cependant, l’objectif de ce travail, n’est nullement de comparer les deux leaders. Mais seulement, ils sont les deux candidats de l’opposition qui s’illustrent le mieux sur le terrain politique. En plus de cela ils font partie des rares leaders qui vont à la rencontre des populations des profondeurs.

Ceci étant, les styles sont différents. Les personnalités et les trajectoires ne sont pas non plus les mêmes. Toutefois, il faut noter que tous deux tentent de profiter d’une situation marquée par un manque d’opposant sérieux pour remplacer Macky Sall à la présidence de la République.

Ce constat est illustré par l’absence sur le terrain du plus grand parti de l’opposition, le Parti démocratique sénégalais, dont le candidat se trouve présentement à Doha.

Ainsi, dans un tel contexte, le parti Rewmi, avec à sa tête Idrissa Seck semble prendre le large, selon plusieurs observateurs. S’érigeant en porte-parole des populations le patron du parti Rewmi ne cesse d’ailleurs, depuis lors, de lyncher sévèrement le président de la République et son camp. A chaque fois, c’est toute la République qui se mobilise pour lui apporter la réplique. Ses déclarations sont réputées amères à l’encontre du régime.

Toutefois, il faut noter que seules les déclarations de Idy n’ont pas le don de secouer le camp présidentiel. Car sur le terrain, Rewmi n’est pas le seul. Les patriotes du Sénégal pour le travail l’éthique et la fraternité (Pastef) tentent tant bien que mal à s’imposer sur la sphère politique. Exclu de la fonction publique, Ousmane Sonko, le leader de cette formation politique ; a désormais les coudées franches.  Seul candidat crédible pour le moment, non comptable de la gestion du pays depuis l’indépendance, il a ses atouts, malgré sa jeune expérience.  Par le discours, le président du Pastef fait mal à ses adversaires, selon plusieurs observateurs. Cohérent et très pertinent, il tape le plus souvent là où ça fait le plus mal.

La Rédaction