Appel au dialogue: Wade fait il monter les enchères ?

Abdoulaye Wade Secrétaire général du Pds a, devant le comité directeur de son parti refusé la main tendue du Président Macky Sall. Pourtant des signes annonciateurs du dégel des rapports tendus entre les deux hommes, depuis 2012 . A cet effet, le ton avait été donné par le Premier ministre , le jour de la tabaski , à la mosquée Massalikoul Djinaane. Mouhamed B.A. Dionne a transmis à l’ancien Président les vœux de bonnes santé et de longévité que formulait pour lui, son successeur.

Il avait été relayé peu de jours après, par le Président Macky Sall lui même. Qui a fait l’aveu, en marge de l’Assemblée générale d’Africa 50, que lui et son ancien mentor  » ont beaucoup de choses à se dire. » Il s’en est suivi une  visite du régulateur Thierno Madani Tall proche du Président Macky Sall au Pape du Sopi. Et last but not least, la restitution à ce dernier, de ses maisons qui avaient été saisies dans le cadres des enquêtes sur l’enrichissement illicite menées par la Crei.

Voila autant de faits qui rendent déroutant le refus d’aller au dialogue, annoncé hier par Abdoulaye Wade. D’autant plus que pour une importante partie de l’opinion, les deux hommes avaient renoué en sourdine le fil du dialogue depuis un certain moment. Que se disaient ils? Ils sont seuls à le savoir. Toujours est il qu’on peut penser sans grand risque de se tromper que le cas Karim Wade et les retrouvailles de la famille libérale étaient au menu principal.

Seulement croient savoir certains observateurs, le Président Macky Sall ne suivrait pas le rythme  de maître Wade. En clair l’ancien Président qui veut aller vite, trouve que le Président Macky Sall traîne les pieds. De ce point de vue son rejet de l’appel au dialogue ne saurait être une position tranchée, inflexible. C’est l’expression de son impatience et une façon à lui de rappeler au Chef de l’Etat qu’il n’est pas le seul maître du jeu. Et peut être bien que ce dernier décodera le message et enverra des émissaires au vieil opposant. Pour sauver son dialogue et par ricochet lustrer sa démocratie un peu ternie.

La rédaction