Thierno Alassane Sall : les dessous d’une démission, il indexe le PM, met en garde le Chef de l’Etat et envoie un signal à Idrissa Seck

Dakarmidi – Thierno Alassane aura attendu stratégiquement 72h, avant le scrutin crucial du 30 juillet pour claquer la porte de l’Apr, dénonçant dans la foulée, le manque de démocratie interne dans la gestion de ce parti, l’acte suicidaire posé par Mahammed Boun Abdallah Dionne lors de la présence du PDG de Total sur le sol sénégalais pour la signature des contrats gaziers et pétroliers. Pour TAS, le PM comme le Président de la République ont sacrifié le Sénégal pour les intérêts de la France, et sans y mettre le doigt, poussant le bouchon, pour des dessous de table. Ce départ du ministre n’est donc que la face visible de l’iceberg, en d’autres termes, ce que cache le différend qui les oppose est si grand qu’il révélera à coup sûr d’autres crises au sein de l’Apr. Selon les radars de Dakarmidi, l’homme qui depuis son départ du gouvernement s’est bunkérisé, a fini de jeter les bases d’une accointance forte, solide et sincère avec Idrissa Seck avec qui, il s’entend assez souvent depuis lors. La preuve, beaucoup de ses hommes qu’ils soient ses collaborateurs directs ou ses sympathisants mènent campagne à Thiès auprès de la coalition « Mankoo Taxawu Senegal », il ne sera point une surprise si demain TAS rejoint Idy ou si par procuration, il œuvre pour lui. La première dame n’aura pas réussi cette fois-ci à éteindre le feu, allumé depuis Thiés et dont les flammes se sont vites développées atteignant des niveaux insoupçonnés, et pire, il risque de drainer d’autres conséquences plus lourdes les unes que les autres pour le parti au pouvoir ce 30 Juillet. Le PM est en campagne, lui qui est au cœur de cette nébuleuse, ce grand scandale, son patron Macky Sall traité de monarque par Thierno Alassane Sall, déroule la plupart de ses audiences dans sa résidence à Mermoz, et pour renforcer ses bases, tout est permis, corruption, transhumance, achat de conscience. Bref Macky Sall est coincé à quelques jours du scrutin historique qui risque malheureusement de ne pas tourner en sa faveur.

La rédaction