«Avec l’emprisonnement de Khalifa Sall, l’Etat nous met dans une position inconfortable » dixit Cherif Mouhamadou Laye

Dakarmidi – Un discours « court-métrage » comparé aux cours magistraux qu’avait l’habitude de nous servir l’honorable guide religieux Chérif Mouhamadou Lamine Laye non moins porte-parole du Khalife générale des layennes. En prononçant son discours, le chef religieux avait un pincement au cœur, et cela avait même éreinté son visage, rendu court ses propos, la prière de « Timis » était son alibi pour voiler sa fine « colère » contre les bourreaux de son ami et frère en Dieu Khalifa Ababacar Sall.

Rappelons que dès les premières heures de la persécution de l’édile de Dakar, Cherif Mouhamadou Lamine laye à la tête d’une forte délégation, avait fait le déplacement à la ville de Dakar pour apporter son soutien et celui du Khalife au maire. Contexte ne pouvait alors être mieux choisi que la cérémonie officielle de la 137e édition de l’appel du Mahdi pour lancer une alerte au président Macky Sall sur cette voie empruntée par l’Etat, qui risque de conduire le pays vers une instabilité et vers un embrasement, même si, tout au début de son speech, il avait encouragé et félicité le président Macky Sall pour les actes qu’il ne cesse de poser en vue de l’embellissement de la ville sainte.

Le marabout a voulu faire savoir dans un message empreint de métaphores, que les efforts fournis par Macky Sall ne peuvent en aucun cas soulager leurs blessures qui suintent de l’incarcération d’un des leurs, en l’occurrence Khalifa Sall. Alors il a tout simplement dénoncé cette situation d’inconfortabilité en maniant par ricochet la langue de Molière et des devinettes extirpées de la pensée de Kocc Barma.

Molière aimait les textes qui retracent la passion mesurée et l’amour fin alors que Kocc faisait de son intelligence, la manivelle qui conduisait ceux qui l’écoutaient à la réflexion et à la paix. De ces deux figures de style, Cherif Mouhamad Lamine Laye a voulu dans le respect et dans la sagesse parler à cet homme élu par Dieu, qui n’a pas encore compris que son élection, ne rime pas avec règlement de comptes mais plutôt avec miséricorde.

La Rédaction