Université de Thiès: violents accrochages entre étudiants et forces de l’ordre

Dakarmidi – En mouvement d’humeur hier lundi 5 mars 2018, les étudiants de l’Université de Thiès, ont affronté durant des heures les forces de l’ordre. Ils réclament la mise en œuvre du centre régional des œuvres universitaires sociales (Crous).

Les étudiants qui, dans le cadre d’un mot d’ordre de 72h de grève renouvelable, ont barré la voie de contournement Nord, à l’entrée de la ville, et autres avenues en centre-ville, avec des grosses pierres et des poteaux électriques. Ils reprochent aux autorités de faire la sourde oreille sur beaucoup de leurs problèmes, ont mis en exergue leur désespoir, réclamant la  » mise en œuvre effective du Crous de Thiès pour de meilleures conditions d’études et d’hébergement « .

 » Notre problème majeur, c’est l’ouverture du Crous. Notre ministre de tutelle, Mary teuw Niane, nous avait promis l’installation dudit centre, dans la deuxième semaine du mois de janvier dernier, mais jusqu’au moment où nous parlons, on a vu aucune autorité venir pour la mise en place de ce service  » s’offusque, Daniel Diémé, porte-parole de la Conférence des présidents d’amicale et d’étudiants de l’Université de Thiès.

En outre, les étudiants sont confrontés à de sérieuses difficultés de prise en charge médicale, aussi la restauration gérée par des repreneurs pose problème.

Sur la plateforme revendicative, se trouve la question du payement des bourses.  » Les étudiants pour percevoir leur dû, sont obligés de sortir du campus social, aller jusqu’au centre-ville, au près d’une institut bancaire, ce que nous considérons comme perte de temps « , explique M.Diémé.

D’ailleurs certaines sources révèlent que le directeur du Crous, Moustapha Guéye, depuis deux ans qu’il a été placé à la tête de cette structure, peine à prendre service, par faute de budget.

Les étudiants scindés en plusieurs groupes, ont eu d’assez violents accrochages avec les policiers qui n’ont pu les empêcher de bruler les pneus. Et plusieurs heures durant, l’atmosphère était devenue chaude, étouffante et pesante, arrosée par un cocktail de fumée noirâtre et de gaz lacrymogène.

La rédaction