Thiès: Ouverture du 4ème salon international du livre

Dakarmidi – La quatrième édition du Salon international du livre de Thiès (SILTHIES), ouverte hier, mercredi 09 janvier 2019 pour quatre jours, avec la participation de 25 maisons d’édition et d’une vingtaine d’écrivains, a pour marraine l’écrivaine Marétou Mbaye, alias « Ken Bugul ».
D’après l’Aps, la cérémonie d’ouverture a eu lieu dans l’après-midi, à la place de France, où e maire de la ville Talla Sylla a souhaité la bienvenue aux participants : des enseignants, associations d’écrivains et d’éditeurs, des élèves et de parents d’élèves.
Le Salon international du livre de Thiès se veut une « vitrine » à l’échelle internationale, d’une « ville qui grandit », a relevé, son président Moustapha Ndéné Ndiaye, un des initiateurs, avec Fama Diagne Sène, de ce rendez-vous biannuel de la cité du rail. L’ambassade de France s’est également fait représenter à cette rencontre.
La 4-ème édition axée sur le thème de « L’identité thièssoise », a connu une évolution par rapport à la précédente, dont elle a doublé le nombre d’exposants, a dit M. Ndéné Ndiaye. Selon lui, l’idée a été d’ »annualiser ce salon ».
Pour M. Ndiaye, Thiès bien que plus connue pour sa réputation de cité ouvrière, du fait des chemins de fer, dispose avec l’université d’un « écosystème » pour la promotion du livre, et la participation à la réflexion.
A 72 ans, la marraine Marétou Mbaye plus connue sous le surnom de « Ken Bugul », s’est dit « très honorée et enchantée » par le choix qui a été porté sur sa « modeste personne », pour être marraine de ce salon.
Native de Malem Hodar dans le Bassin arachidier, l’auteure du « Baobab fou » a souligné ses liens « particuliers » avec la ville de Thiès où s’est forgée sa personnalité, à travers l’éducation qu’elle y a reçue du primaire jusqu’à l’obtention de son baccalauréat au Lycée Malick Sy.
« Porte d’entrée et de sortie du Sénégal », Thiès devrait être transformée en un « terreau » pour le livre, afin de développer les potentialités non seulement économiques mais aussi intellectuelles de la ville, a dit la marraine.
Celle que Fama Diagne Sène, Grand prix du Chef de l’Etat pour les lettres en 1997 a présentée comme une « personne dense et fascinante (…) qui n’a peur de rien », a saisi l’occasion pour inviter les parents à aider les enfants à aimer la lecture, comme « nourriture de l’esprit ».
Pendant quatre jours, des conférences, panels, projections de film, entre autres animations, se suivront jusque dans la soirée, note le comité d’organisation. Le programme d’animation culturelle du salon démarre mercredi soir avec une soirée poétique.