Tambacounda: La production rizicole peut atteindre 25 000 tonnes (DRDR)

Dakarmidi – Lors d’une tournée agricole régionale de 4 jours, Baboye Ly, le Directeur régional du développement rural (DRDR) a indiqué que la production rizicole de la région de Tambacounda peut atteindre 25 000 tonnes de riz paddy cette année contre 16 000 tonnes en 2017.
« Nous avons espoir que les récoltes en riz seront favorables. Les agriculteurs ont cultivé avec des surfaces irriguées pendant la saison sèche et aussi pendant l’hivernage. Nous pouvons atteindre 25 000 tonnes de riz paddy au terme de la saison agricole avec un coefficient de 60 pour cent de transformation », a-t-il dit.
Le gouvernement a donné cette année, une batteuse à riz à Bélé pour favoriser les rendements après la récolte, a relevé Baboye Sada Ly, précisant que Bakel a cultivé pour cette saison près de 350 hectares.
L’objectif, a-t-il ajouté, est d’arriver à ce que le département de Bakel puisse se nourrir. « Si Bakel réussit son autosuffisance en riz, il pourrait tirer les autres départements de la région », a dit M. Ly, indiquant que 12 000 hectares de riz sont cultivés durant cette saison dans toute la région.
Les producteurs de riz rencontrés par le gouverneur dans les communes de Bélé et Ballou ont sollicité l’extension de leurs bassins de rétention pour continuer à cultiver le riz en contre saison. « Dans ces localités où il fait très chaud à partir du mois de mars, il nous faut un moyen pour retenir l’eau », a soutenu Abdoul Mbaye, producteur de riz.
Le barrage de Bélé qui polarise six villages permet aux habitants de cultiver du riz, de la pastèque, du maïs. Un périmètre maraîcher est également exploité par un groupement de femmes, nous informe l’Aps.
« Le barrage a été créé depuis 1985, maintenant, il est rempli de sable. Il y a des jeunes et des femmes qui veulent cultiver l’oignon mais on n’aura pas suffisamment d’eau. Le barrage va tarir d’ici la mi- année », a ajouté Abdoul Mbaye.
A Ballou, le périmètre rizicole s’étend sur 65 hectares. Ici, les agriculteurs se sont constitués en groupement dans le but de renforcer leurs moyens et faire de l’irrigation à partir du fleuve Sénégal.
’’Auparavant, la culture du riz, céréale de choix dans l’alimentation des populations, était très peu développée du fait d’un manque de connaissance des bonnes pratiques en la matière. Depuis quelque temps, la tendance s’inverse, grâce à l’appui et à l’encadrement des services de l’État », a dit Bakary Ndiagane, porte-parole du groupement.
La rédaction