Sindian: L’Etat met sur la table 10 millions pour faciliter le retour des déplacés

Dakarmidi – L’Agence nationale pour la relance des activités économiques et sociales en Casamance (ANRAC) a offert jeudi 10 millions de francs CFA à des familles déplacées de l’arrondissement de Sindian, dans le département de Bignona (sud), pour les aider à regagner leur village.
L’ANRAC exécute un programme de « réinsertion sociale » visant à faciliter « le retour des populations déplacées » de l’arrondissement « pendant le conflit (entre l’armée et la rébellion, Ndlr) en Casamance », a expliqué son directeur général, Ansou Sané, lors d’une cérémonie de remise du don, en présence des bénéficiaires, des autorités administratives et des élus locaux de l’arrondissement de Sindian.
« Ce financement va permettre aux populations de se fixer davantage dans leur village d’origine. Cela entre dans le cadre des principales missions de l’ANRAC », a expliqué M. Sané, promettant de faire autant pour d’autres villages de la Casamance.
« Notre programme de politique sociale ne se limite pas seulement à Sindian. Nous intervenons aussi à Djibanar, dans le département de Goudomp (région de Sédhiou), une zone frontalière avec la Guinée-Bissau et très affectée par le conflit. Cette zone reste toujours enclavée, et il y a eu des déplacements massifs de populations », a souligné le directeur général de l’ANRAC.
Selon Ansou Sané, l’agence va financer « des activités génératrices de revenus’’ pour les personnes victimes des violences causées par le conflit casamançais.
« En plus des populations déplacées, nous ciblons aussi les personnes victimes des mines. Nous avons remis trois millions de francs CFA aux victimes des mines et aux femmes du département de Ziguinchor », a ajouté M. Sané.
D’après son directeur général, l’ANRAC va également distribuer des panneaux solaires aux populations vivant dans les zones ne bénéficiant pas encore des programmes d’électrification rurale.
« Sindian est une zone très sensible. A cause du conflit et des déplacements des populations, beaucoup de personnes ne sont pas déclarées à l’état civil. Nous allons travailler avec l’ANRAC pour faciliter l’accès à l’état civil », a assuré le sous-préfet de Sindian, Moussa Ba.
La rédaction