Saint-Louis: La population déjà dans la dévotion des « Deux Raaka »

Dakarmidi – La ville de Saint-Louis (nord) baigne dans une impressionnante ferveur religieuse rythmée par les « khassaides », les récitations de textes inspirés par la confrérie mouride, à 48 heures de la prière annuelle des « Deux raaka ».
La Place Faidherbe de Saint-Louis est envahie par une forte communauté mouride venue préparer cette prière prévue demain, mercredi 5 septembre 2018.
Les rues et ruelles de l’île de Saint-Louis sont ornées de banderoles et de posters à l’effigie de Cheikh Ahmadou Bamba (1853-1927), le fondateur de la confrérie musulmane des mourides.
Le comité d’organisation de la 43e édition de la prière des « Deux raaka » et les « dahira » (associations de fidèles) s’attèlent à l’accueil des milliers de pèlerins venant de plusieurs régions du Sénégal et de l’étranger.
Selon la communauté mouride, la prière des « Deux raaka » commémore un acte de foi accompli par Cheikh Ahmadou Bamba, le 5 septembre 1895, au palais du gouverneur de l’Afrique-Occidentale française, à Saint-Louis.
Serigne Sidy Mbacké « Borom Khass », l’un des organisateurs de l’évènement, a rencontré hier, lundi 3 septembre 2018 les jeunes mourides de la Langue de Barbarie, un quartier saint-louisien. Il leur a conseillé « la discipline et la solidarité », « valeurs » incarnées selon lui par son grand-père Cheikh Ahmadou Bamba.
D’après l’aps, il a déconseillé « les aventures périlleuses en mer » aux jeunes, une allusion à l’émigration clandestine par voie maritime, vers l’Europe.
« Cultivez les principes fondamentaux du mouridisme, c’est-à-dire l’amour de son prochain, le travail, la discipline, l’éducation religieuse, l’entraide, ainsi que l’harmonie de toutes les confréries du Sénégal », a-t-il lancé aux jeunes mourides, s’exprimant en langue nationale wolof.
Il a ensuite effectué « une marche de la paix » en compagnie de ses disciples, en direction de la prison de Saint-Louis, pour offrir des repas aux détenus.
La rédaction