Procès en appel de la caisse d’avance: Lansana Diaby « requiert » en faveur de Khalifa Sall

Dakarmidi – Lansana Diaby, le Procureur Général près la Cour d’appel de Dakar, contre toute attente a déclaré que le Sénégal doit respecter les décisions de la Cour de Justice de la Cedeao.

« Si nous ne respectons pas ces traités, nous allons vers un chaos communautaire et aucun des Etats » a t-il avertit. Les répliques des avocats de l’Etat du Sénégal sur les conclusions de Me François Sarr qui a demandé, au second jour du procès en appel de Khalifa Sall et Cie (mardi 10 juillet 2018), l’annulation de la procédure et la libération immédiate de son client sur la base de l’arrêt de la Cour de justice de la Cedeao, se sont poursuivies hier, mercredi 11 juillet 2018.

Pour Mes Ousmane Diagne, Samba Bitéye, Ousmane Séye et Yerim Thiam, conseils de l’Etat du Sénégal, la cour de justice de la Cedeao n’est pas une cour pénale, ni une juridiction d’appel ou de cassation des instances nationales, encore moins un Tribunal pénal international. Le jour du délibéré sur l’affaire Khalifa Sall et Cie, la juridiction sous régionale a ordonné le 29 juin 2018, la libération immédiate de deux détenus nigérians qui étaient dans la couloir de la mort pendant 23 ans.

Cependant, la juridiction supranationale n’a jamais pris pareille décision en ce qui concerne Khalifa Sall, ont précisé les avocats. « L’arrêt a fait l’objet de commentaires hâtifs, de palan sur la comète, de supputations, mais la Cour d’appel de Dakar ne peut etre une boîte à lettres chargée d’apporter n’importe quel courrier du Conseil constitutionnel, pas qu’elle n’est une caisse de résonance d’une quelconque cour internationale » a dit un conseil.

Selon l’as, à la suite de cela, le président Demba Kandji a décidé qu’un seul conseil de la défense pourra intervenir. Il leur propose de se concerter pour 30 mn, après la cour se retira pour quelques jours, le temps de délibérer.

La rédaction