Loi sur le domaine national : Plaidoyer pour une meilleure application

Dakarmidi – Samedi dernier, à l’Université Cheikh Anta Diop la thématique de la gouvernance foncière qui est d’actualité dans ce pays, a été le point lors d’un colloque sur la « gouvernance foncière dans les collectivités territoriales au Sénégal ». Ainsi, cette manifestation a été une grande occasion pour les adeptes de ce milieu à savoir les théoriciens et praticiens du droit et administration des collectivités de s’illustrer par des argumentaires très clairs pour le bonheur des populations.

Ainsi, de grands hommes de l’administration sénégalaise ont pris part à ce grand rendez vous qui a été l’œuvre du collectif pour la promotion du droit et administration des collectivités territoriales (Cpdact). Il est composé de jeunes étudiants et professionnels spécialisés en droit. La journée a été animée par le professeur Amsatou Sow Sidibé. Elle est allée droit au but, en démontrant réellement que la gestion qui est faite aujourd’hui de la terre au Sénégal est largement insuffisante. « C’est une gestion qui crée énormément de difficultés aux Sénégalais. Ce que l’on observe aujourd’hui c’est une boulimie foncière de la part de certains acteurs qui fait que les crises ne sont pas à écarter », a t’elle déclaré.

Elle a aussi rappelé que la crise casamançaise est partie de la gestion des terres. Selon lui les Sénégalais sont amnésiques du fait que dans la loi sur le domaine national de 1964 (Loi de Senghor), la terre appartenait à la nation. « Nous avons tout en place pour que ces crises soient ressuscitées partout dans le Sénégal parce que le droit à la terre n’est un droit vécu par une grande partie de la population. Ce sont les plus riches et les étrangers qui prennent les terres de notre pays. Et cette situation, qui ne favorise pas le développement de notre pays, pose problème pour les générations présentes, mais surtout pour les générations qui se chargeront de la gestion de notre cher Sénégal », a réitéré Pr Amsatou Sow Sidibé.

Avant de se poser la question de savoir: »Est ce qu’ils vont se bénéficier de ces terres quand des centaines et des milliers d’hectares sont déjà exploités par un petit groupe de personnes, un noyau en faisant du reste de la population des ouvriers agricoles »?. Ainsi, c’est ce qui a permis au colloque d’apporter des reformes nécessaires pour que cette loi sur le domaine national fasse l’objet de la meilleure application possible. « Les personnes qui sont enrichis prônent l’individualisme pour s’arranger les terres au détriment de la majorité qui rester toujours abattu », a-t-elle insisté.

La Rédaction