Affaire Iba Thiam : Me Ousmane Diagne s’explique

Dakarmidi  – Dame Amar et Cie menacent d’observer une grève de la faim, dès demain vendredi, après 8 mois de détention préventive. Toutefois, leurs avocats ont déposé une requête devant le procureur général de la Cour d’appel de Dakar pour qu’ils soient jugés dans les meilleurs délais.

« Ils n’en peuvent plus de croupir en prison alors que le délai légal de six mois pour l’instruction est épuisée. C’est la raison pour laquelle les prévenus placés sous mandat de dépôt dans l’affaire Hiba Thiam n’excluent pas de se faire entendre dans les prochains jours », insiste la Rfm.

Ainsi, un de leurs conseils, Me Ousmane Diagne s’explique : « Pour une affaire simplement correctionnelle, ces gens ne sont pas toujours présentés devant la juridiction compétente pour être jugés. Ils ont épuisés toutes les voies de recours. Toutes leurs demandes de mise de liberté provisoire ont été rejetées et par le juge d’instruction et par la Chambre d’accusation ».

Avant de poursuivre : « Les choses trainent encore deux mois après l’ordonnance de renvoi pour leur jugement devant le tribunal correctionnel de Dakar. Les avocats ont déjà saisi le parquet régional mais ils n’ont aucune réponse. On ne nous donne pas une explication. Le parquet étant hiérarchisé, nous avons saisi le parquet général près la cour d’appel par l’entremise du procureur général. Nous l’avons informé de la situation ».

Dans ce dossier, 5 des prévenus à savoir Dame Amar, fils du défunt homme d’affaires Ameth Amar, Ndiogou Bassel, Pape Diadia Tall, Jacqueline Fatima Rical dite Choupette et Aliya Bakhour sont poursuivis pour association de malfaiteurs, usage de drogue, non-assistance à une personne en danger et violation du couvre-feu. Les deux autres Amadou Niane et Louty Ba sont mis en liberté provisoire

Le policier Lamine Diédhiou, qui les avait escortés à bord d’une moto, est placé sous mandat de dépôt pour corruption et complicité de violation du couvre-feu.

La source de rappeler que toutes ces personnes ont été arrêtées après la mort de Hiba Thiam dans la nuit du 3 ou 4 avril à la suite d’une soirée « très arrosée » dans un appartement privé aux Almadies en plein couvre-feu.

Le certificat de genre de mort fait état d’un arrêt cardiaque à la suite d’une overdose.