Cancer colorectal : un dépistage facile et efficace mais encore trop rare

Dakarmidi – L’Institut National du Cancer lance une nouvelle campagne sur l’importance du dépistage du cancer colorectal faisant la promotion d’un test simple à faire chez soi, rappelant que détecté tôt, il peut être guéri dans 90% des cas.

S’il est détecté tôt, peut être guéri dans neuf cas sur dix selon l’Institut National du Cancer (INCa). Et pourtant, « avec près de 45 000 nouveaux cas et 18 000 décès par an, le cancer colorectal reste le 2ème cancer le plus meurtrier », déplore l’INCa dans un communiqué. Pour une détection à un stade précoce, une seule solution : un dépistage régulier à savoir tous les deux ans. Il s’adresse aux hommes et aux femmes de 50 à 74 ans ne présentant aucun symptômes. Ces derniers sont invités par courrier à effectuer le test à la fréquence indiquée.

UN TEST QUI DÉTECTE « 2,4 FOIS PLUS DE CANCERS »
Le test proposé par l’INCa a démontré son efficacité. Intégré en 2015 dans le programme national de dépistage organisé, il permet de détecter « 2,4 fois plus de cancers et 3,7 plus d’adénomes avancés (lésions précancéreuses) que l’ancien test au Gaïac », indique l’INCa.

Le test consiste en la recherche de « sang occulte » (caché) dans les selles. Le patient effectue le prélèvement à son domicile à l’aide d’un kit fourni par son médecin traitant, comprenant un bâtonnet, un tube hermétique, une fiche d’informations à compléter et une enveloppe T. Une fois le test effectué, il n’y a plus qu’à l’envoyer au laboratoire d’analyses médicales.

Pourtant, selon Santé publique France, le taux de participation est bien insuffisant. Il s’élève à 33,5% sur la période 2016-2017. Au niveau européen, le taux jugé acceptable est estimé à 45%. Pour sensibiliser au dépistage, l’INCa lance une nouvelle campagne programmée à la télévision du 18 février au 11 mars et sur internet du 19 février au 31 mars.

PAR CONSTANCE MARIA