Ma réaction sur la situation au PS (Par Ibrahima Sène)

Dakarmidi – . Le PS ne se décompose pas, comme certains peuvent le penser. mais continue sa mue depuis sa chute du pouvoir en 2000. Tous ceux qui y étaient pour des positionnements dans l’appareil d’Etat sont d’abord partis sous prétexte de leur rejet de Tanor comme héritier de ce Parti. Ensuite, c’est ,aujourd’hui, le tour des senghoristes adeptes de violence et nostalgiques du parti État, et sa culture de  » groupes d’actions » contre lesquels Wade avait créé les  » calots bleus ». Qui était à la tête de ces  » groupes d’actions » dont le rôle était de liquider, par la violence, toute velléité d’opposition au PS? Nul doute que c’était Khalifa Sall.

Donc, vivement l’épuration, sans violence, du PS, de ses tares historiques réactionnaires et violents, pour devenir un Parti démocratique, définitivement libéré de la culture du Parti État, et de la violence qu’il engendre, comme les nuées portent l’orage. L’expérience, depuis l’avènement de Tanor comme premier Secrétaire du PS, et le départ de Djibo et de Niasse avant 2000, a montré, que Tanor est l’homme de ce PS new look dont la gestation arrive aujourd’hui a son terme.

J’avais averti , publiquement et amplement relayé à l’époque par la Presse, Tanor et ses vrais amis, dans la recherche d’un candidat consensuel de BSS pour la présidentielle de 2000, d’éviter de tomber dans le jeu de ceux qui projettent de l’éjecter de la tête du PS, en cas de défaite, et qui ont œuvré, par la suite, de manière souterraine, à ce que cela arrive. Sinon, comment comprendre que le PS ait perdu Dakar dont le Maire Khalifa Sall était du PS qui contrôlait la majorité des Communes d’Arrondissement de la Ville, à la Présidentielle de 2012, si ce n’est par la cassure de BSS que la candidature de Tanor avait occasionnée! Nous assistons donc, aujourd’hui, à la déconfiture, non pas du PS, mais de ses nostalgiques du Parti État, et des  » groupes d’Actions ». En cela, c’est le Senegal et la Démocratie qui y gagnent.