Ousmane SONKO : quand la victime devient coupable (Par Doudou MBOUP)

Dakarmidi – Eh oui, M. Ousmane SONKO, Président du PASTEF qui a beaucoup usé de la victimisation pour se faire un nom dans l’espace politique sénégalais vient de nous informer dans une de ses dernières sorties médiatiques, qu’il n’a jamais été une victime de quoi que ce soit mais un vrai coupable.

En effet, répondant à une question du journaliste Pape cheikh SYLLA à propos de la déclaration du Président Macky SALL selon laquelle la majorité des opposants est composée d’aigris ayant perdu leurs privilèges, Ousmane SONKO Président du PASTEF dira ceci :
« Tout le monde, y compris mes collègues savaient que j’allais quitter l’administration publique. Je leur avais dit cela et, d’ailleurs, j’avais même fixé un délai pour quitter l’administration de la fonction publique. Et entre le délai que je mettais fixé et la date de ma radiation le différentiel était environ de six (06) mois. »

Donc dans cette affirmation faite à la 30ème minute de son émission TALK SENTV avec le journaliste précité, M. Ousmane SONKO se réjouit de sa radiation de la fonction publique parce qu’il avait déjà prévu de quitter l’administration.
Ce qui veut dire clairement que, loin d’être une victime, M. Ousmane SONKO est une personne de mauvaise foi et un vrai coupable. En effet, ce Monsieur avait donc bien muri son plan pour quitter le service public, le service à la nation afin de mieux se concentrer à des activités privées, plus lucratives. Ainsi il avait délibérément l’intention de troquer l’intérêt public contre son intérêt personnel. Quel patriote !

Ce qu’il dit d’ailleurs juste après sa déclaration scandaleuse montrant nettement sa face hideuse et sournoise. Parce que dans la même émission, il affirme avoir ouvert son cabinet d’expertise fiscale et qu’il gagne désormais 10 fois plus qu’un simple inspecteur des impôts et domaines. Et d’ailleurs, « ceux qui ont de l’argent dans ce métier sont tous des voleurs ayant des immeubles à Dakar et des maisons au Canada et en France ».

Sans m’épancher sur l’affront fait aux inspecteurs des impôts et domaines que le sieur SONKO traitent de voleurs à col blanc, je voudrais juste m’arrêter aux autres affirmations claires et sans équivoque de ce Monsieur qui sont, pour moi, très riches en renseignements.

En réalité, si on décortique bien les déclarations du leader du PASTEF on se rend nettement compte de son manque de courage et de patriotisme pour un leader qui s’en prévaut.
Sinon comment comprendre les simagrées colorées de tintamarres de ce Monsieur-victime alors qu’il n’avait qu’un seul objectif : quitter l’administration publique pour se concentrer à des activités privées plus lucratives. En vrai poltron, M. Ousmane SONKO a refusé de démissionner : la voie normale et plus loyale pour quitter l’administration publique.
Mais en vrai froussard, le leader du PASTEF a usé de fourberies en violant toutes les règles d’éthique et de déontologie gouvernant l’administration publique dans le but uniquement de se faire radier de la fonction publique afin de mieux se concentrer à ses activités souterraines.

De très mauvaise foi, M. Ousmane SONKO n’a pas osé regarder les sénégalais les yeux dans les yeux pour leur dire qu’il ne voulait plus être à leur service (le service public) mais qu’il voulait désormais se faire du magot ailleurs.
Et voilà, un serviteur de la République qui abandonne lâchement les pauvres usagers du service public que nous sommes pour se donner au plus offrants. Et c’est ce même type qui revient pour nous dire qu’il veut nous servir à nouveau mais dans une station beaucoup plus moelleux. Eh oui, après nous avoir abandonné, il veut devenir notre plus grand serviteur : le Président de la République.

Qui est assez bête pour y croire ?
En tout cas, en ce qui me concerne, je fais mienne la célèbre phrase de l’illustre Abraham Lincoln :
‘’On peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps.’’

Doudou MBOUP,
Coordonnateur de la JRK
(Jeunesse pour le Renaissance de Kaolack)
Membre de la CCR/Kaolack