LA CÉLÉBRATION DU GAMOU, PLUS LÉGITIME QUE JAMAIS (Par Rassoul KEÏTA)

Depuis que Macron à légitimé le droit de caricaturer le Prophète de l’islam, une large partie du monde musulman marque son hostilité à la France et à son chef.

Au moment où le drapeau français est en train d’être brulé et ses produits boycottés, une partie du monde musulman prépare la célébration du Mawlid qui coïncide avec la naissance du prophète (PSL).

Cette fête est célébrée dans l’islam sunnite depuis au moins le VIIIe siècle. Le fait que cette pratique soit considérée par les clercs de l’islam comme une innovation religieuse a laissé la porte ouverte à des débats qui ne sont pas encore éteints.

Pour les uns, le Prophète n’a pas fêté son anniversaire, ses compagnons ne l’ont pas fait donc c’est bid’a (une innovation). Pour les autres, fêter la naissance du prophète, c’est se souvenir de celui qui a été envoyé par Dieu pour rappeler son message. C’est donc une fête pour tous ceux qui aiment le prophète Mohammed.

A notre avis, dans ce contexte de légitimation des caricatures du prophète, les musulmans doivent être plus que déterminés à rendre hommage à leur prophète. Si certains ont décidé de mener une bataille économique contre la France, nous pensons que l’histoire donne plus que jamais raison à ceux qui ont toujours choisi la célébration du Mawlid. La meilleure façon de manifester c’est de se réunir autour des chants, les poèmes et des histoires racontant la vie du prophète, la manière dont il a reçu la révélation. Le célébrer en tant que messager de Dieu en tant que médiateur entre le ciel et la terre, le célébrer parce que c’est celui qui personnifie ces nobles qualités dont parle le Saint Coran.

En entendant çà et là que les gens doivent sortir et manifester leur mécontentement, nous répondrons à ceux-là que caricature ou pas, nous faisons partie des ceux qui à la fin de la célébration de chaque année dès le lendemain, commencent à préparer celle de l’année suivant. Notre père le faisait ; avant lui notre grand-père et cette pratique fait parti intégrante de la vie de nos enfants. Pas une minute ne se passe sans que nous prions sur celui que Lamartine décrit comme : Philosophe, orateur, apôtre, législateur, guerrier, conquérant d’idées, restaurateur de dogmes rationnels, d’un culte sans images, fondateur de vingt empires terrestres et d’un empire spirituel, voilà Mahomet.À toutes les échelles où l’on mesure la grandeur humaine, quel homme fut plus grand ? »

Rassoul KEÏTA