Idrissa Samb (Ingénieur financier) : « J’étais un bad boy, Cheikh Béthio a changé ma vie »

Dakarmidi – Thiantacône et non moins ingénieur financier, Idrissa Samb a fait acte d’allégeance auprès de son marabout en 2003. À l’occasion du décès de Cheikh Béthio Thioune, ce 7 mai à Bordeaux (France), nous vous proposons le récit de son compagnonnage avec son guide publié dans le journal Le Pays en 2013. C’était lors du premier Magal de Touba sans le Cheikh qui, à l’époque, était en détention préventive pour l’affaire du double meurtre de Médinatoul Salam.

« Je m’appelle Idrissa Samb. J’ai 33 ans et je suis un fervent talibé de Cheikh Béthio Thioune. J’ai fait mes études primaires à Liberté 6 avant de m’inscrire aux Cours privés Sacré-Cœur pour le cycle secondaire. J’ai finalement eu le baccalauréat G au lycée Maurice Delafosse.

Je suis allé à l’Institut supérieur de management (Ism) où j’ai fait deux ans. C’est après que j’ai réussi à un concours préparatoire à Lingssam aux Etats-Unis. Je suis revenu en France pour y passer deux ans encore. A la fin de ma formation, je suis sorti ingénieur financier.

Mon compagnonnage avec Cheikh Béthio Thioune date depuis 2003. Je suis parvenu à être en contact avec le Cheikh par la grâce de Serigne Saliou Mbacké. Comme j’étais étudiant à l’étranger, au cours de mes voyages, j’ai rêvé de Cheikh Saliou Mbacké alors que je me trouvais dans un train. Je quittais l’Allemagne pour rallier la France. C’est à ce moment que le défunt marabout m’a mis en rapport avec Cheikh Béthio Thioune lors de ce songe.

Le premier rêve, Serigne Saliou me demandait de suivre les recommandations de Dieu. C’est dans le second qu’il m’a dit de venir m’assoir à ses côtés. Une chose que j’ai refusée en lui faisant savoir que je ne suis qu’un simple talibé. Et ces en ces circonstances, qu’il a continué pour me dire : ‘je te mets en rapport avec cet homme’. Et, ce dernier n’était personne d’autre dans le rêve que Cheikh Béthio Thioune.

C’est en 2003, à Diouroul que j’ai fait acte d’allégeance auprès de lui. Deux ans après, on m’a intronisé dieuwrigne (responsable) à Sacré-Cœur puis à Paris. Cheikh Béthio Thioune changé beaucoup de choses en moi car j’ai vécu ma jeunesse comme tous les jeunes de mon âge. J’étais un véritable Bad boy. Je mettais des bling-bling, des bracelets et des boucles d’oreilles alors que j’étais toujours étudiant. Même quand je rentrais de Paris tout le quartier disait que le Bad boy est de retour.

Mais depuis que je suis avec Cheikh Béthio Thioune toutes ces choses-là sont derrière moi. Aujourd’hui, je gagne beaucoup d’argent du fait de mon travail et des conseils du Cheikh. Je compte beaucoup de maisons à Janatou Mahwa ainsi qu’à Médinatoul Salam à Mbour. Et tout ça, c’est grâce à Cheikh Béthio. »