Coup d’envoi de la Can ce samedi… Et la fête démarre pour l’Afrique (Par Papa Ibrahima Diassé)

Dakarmidi –  C’est parti et ce, jusqu’ au 5 février soit un peu plus de 20 jours de fête en couleur et en allégresse. Le summum du plaisir partagé pour un continent dénigré souvent et mal vu ailleurs, la politique et les guerres sont passées par là. Seulement lors qu’arrive la coupe d’Afrique des Nations, c’est comme si ce sont les « dieux » du football du monde entier qui délaissent les autres terres au profit de l’Afrique, qu’ils célèbrent fièrement. Et cette mouvance assez forte qui ne laisse personne indifférent donne du baume au cœur.

De tout bord, l’émotion se fait sentir, les couleurs vives s’affichent et les traditions les plus originales s’enchevêtrent dans les gradins quelques fois donnant l’impression des spectacles de cirques les plus extraordinaires ou rappelant le carnaval de Rio de Janeiro, dans ses scènes les plus mythiques et acrobaties les plus inédites. Ne vous prenez pas la tête lorsque vous tombez sur des scènes pareilles. Car dans ses stades, défilent au fil des matchs, les traditions africaines les plus ancestrales, les pratiques les plus originales et les gestes les plus surnaturels.

C’est cela aussi l’originalité et la diversité de la culture africaine qui repose sur l’harmonie et qui recompose notre immense joie de vivre. Ce continent, berceau de l’humanité, confirmé par un digne africain, Cheikh Anta Diop (Carbone 14), est sans conteste, le siège de la socialisation de l’homme, qui retrouve sa symphonie à travers le ballon rond qu’il tape avec une finesse exceptionnelle. La coupe d’Afrique des nations est devenue en effet un moment privilégié de brassage des peuples, d’échange des cultures, et de melting-pot unique.

C’est plus que du foot, c’est l’Afrique en miniature, les peuples en ébullition, le temps d’une grande fête qui fait oublier les querelles, les guerres, la haine, les conflits ethniques, les atrocités, les blessures et les meurtrissures, et offre des moments de solidarité, de concorde, et de paix. 16 équipes, vont s’affronter en 32 matches au total dans 04 stades différents devant des milliers de spectateurs et des millions de téléspectateurs pour une seule fin, remporter la victoire finale.

Dame trophée, détenue par la Côte d’Ivoire, va ainsi réveiller les passions et sceller les envies. La Can aura pour cette 31e édition, la particularité de réunir de belles équipes, pour la plupart qui ont fini d’opérer une renaissance. Ce qui promet outre les gradins du spectacle inédit sur les pelouses. Le football sport roi par une magie jusque-là inconnue, parvient ainsi à fédérer les cœurs autour d’un idéal fort.

C’est pourquoi dès qu’arrive la grande messe du foot africain, c’est le monde entier qui braque ses yeux sur le continent. Et cette dernière bouge à son vrai rythme donnant au football un sens qu’on ne lui donne jamais ailleurs. De1957 à 2017, Que du bonheur avons-nous vécu avec cette compétition, la plus prestigieuse d’Afrique et la plus puissante en termes de mobilisation.

Aucun pays ne l’a jamais perdu en ce sens que l’Afrique en sort toujours vainqueur, et l’organise mieux tous les deux ans. Ce temps de plaisir, c’est ce que veut l’Afrique. Alors, vous autres hommes politiques épargnez-nous de la guerre ! Ne nous ôtez pas ce moment précieux qu’on ne vit que tous les deux ans…. Que la fête commence et qu’elle soit belle…

Vive l’Afrique!

Papa Ibrahima Diassé