Exil de ATT au Sénégal: près de deux milliards pour l’entretenir au frais du Sénégal.

Dakarmidi – Le Sénégal est le pays de la « téranga » L’ancien Président du Mali Amadou Toumani Touré (ATT) et sa famille ne diront pas le contraire. Arrivé en exil au Sénégal depuis le 19 Avril 2015, l’ancien ATT aurait coûté près de deux milliards FCFA, au contribuable sénégalais, pour son confort et sa sécurité selon une source de la présidence malienne.

Pour rappel, le Président malien est venu trouver protection à Dakar, à la suite d’un coup d’Etat organisé par le capitaine Amadou Haya Sanogo, qui avait repris les rênes du pouvoir à Bamako. Depuis les autorités sénégalaises n’ont cessé de négocier son retour au bercail mais leurs homologues maliens ont toujours fait la sourde oreille et l’ Etat du Sénégal était obligé de prendre à ses frais l’entretien de cet hôte de classe.

A maintes reprises le President Macky Sall a évoqué le retour de ATT avec les autorités maliennes. Notamment à l’occasion de sa dernière visite officielle à Bamako et à travers d’autres circuits, car ATT coûterait  » un million de franc CFA par jour à l’Etat du Sénégal » puisqu’il n’y avait aucune nomenclature budgétaire pour la prise en charge de l’ancien Président et sa famille. L’actuel locataire du palais malien; Ibrahima Boubacar Keita (IBK) avait gentiment refusé la proposition de son homologue sénégalais :  » quand il partait à Dakar, je n’étais pas au courant et s’il revient à Bamako je ne pourrai pas assurer sa sécurité » avait expliqué IBK à Macky Sall lors de sa visite officielle.

Maintenant que la donne a changé, IBK ne pouvait plus rester insensible à ce dossier car les pressions venaient de toutes parts. Et on nous cite que celle de Barou Ruamba homme connu et respecté des maliens pour sa contribution sociale depuis le coup d’Etat de 1991. Mais également  la France, qui dans un souci de stabilisation du  nord du Mali , s’est associée à toutes ces pressions qui ont contraint le Président malien IBK à ne plus faire  sourde oreille. Et  qui voudrait lui aussi tirer avantage de ce retour qui pourrait offrir la  stabilité nécessaire à sa réélection pour un second mandat.

La Rédaction avec DakarTimes