Après la fusillage dans une école aux Etats-Unis, deux magasins de vente d’armes réagissent

Deux grandes enseignes américaines, dont le géant des supermarchés Walmart, ont annoncé, mercredi, revoir leur politique sur la vente d’armes après la tuerie perpétrée dans une école en Floride, notamment en relevant l’âge de vente dans leurs magasins à 21 ans.

Quinze jours après la tuerie, le débat sur les armes à feux reste vif dans la société américaine. Les grandes enseignes prennent position, à commencer par le géant des supermarchés Walmart qui a annoncé, mercredi 28 février, relever l’âge de vente des armes et des munitions dans ses magasins à 21 ans.

Depuis 2015, l’entreprise, qui assure cibler les « sportifs et chasseurs » avec ses rayons d’armes, ne vend plus de fusils d’assaut semi-automatiques. À l’époque, elle avait mis en avant non pas des considérations politiques ou sociétales, mais une baisse de la demande. À l’exception de l’Alaska, Walmart ne vend pas non plus d’armes de poing.

Walmart n’est pas seul puisqu’une des plus grandes chaînes de magasins de sport des États-Unis a également annoncé que son entreprise ne vendrait plus de fusils d’assaut semi-automatiques. « Nous sommes profondément perturbés et attristés par les événements tragiques qui se sont déroulés à Parkland. Nos pensées et nos prières vont aux victimes et à ceux qui les chérissaient », a réagi Edward Stack, le PDG de Dick’s Sporting Goods.

Le patron a également révélé que sa société avait vendu en novembre 2017 une arme à Nikolas Cruz, responsable de cette tuerie qui a fait 17 morts il y a deux semaines. « Ce n’était ni l’arme, ni le type d’arme utilisé par le tireur. Mais cela aurait pu être le cas », a reconnu Edward Stack.

Réformer la législation

L’entreprise « implore » en outre les élus de réformer la législation sur les armes et de mettre en œuvre des réglementations, à commencer par l’interdiction des armes de types fusils d’assaut semi-automatiques qui font des carnages.

Au-delà du symbole, l’annonce d’Edward Stack illustre la pression exercée actuellement sur les entreprises américaines pour se positionner dans le débat sur les armes. Certaines ont d’ores et déjà pris leurs distances, ne souhaitant plus être associées à la National Rifle Association (NRA), le puissant lobby américain des armes, au risque de perdre de nombreux clients.