A la suite d’une caricature, Israël demande des comptes au New York Times

Le New York Times a déjà présenté des excuses pour cette image « offensante » et véhiculant des « clichés antisémites », mais Israël semble exiger des sanctions, même si son représentant n’a pas précisé s’il pensait aussi à des poursuites judiciaires.

Le New York Times a déjà présenté des excuses pour cette image « offensante » et véhiculant des « clichés antisémites », mais Israël semble exiger des sanctions, même si son représentant n’a pas précisé s’il pensait aussi à des poursuites judiciaires.

Malgré des excuses publiques ce week-end, le New York Times n’a pas été absous par Israël. Lundi, l’ambassadeur d’Israël à l’ONU a chargé le quotidien américain. Danny Danon a estimé que le dessin publié jeudi 25 avril était digne d’un journal de propagande nazie, et qu’il encourageait à la violence contre les juifs. Or, le spectre de l’antisémitisme refait justement surface aux États-Unis. Samedi, un jeune homme a attaqué une synagogue, tuant une femme et blessant trois personnes.

Alors antisémite, le très progressiste New York Times ? Donald Trump a évidemment surfé sur la faute éditoriale commise par l’un de ses pires ennemis, même s’il en a surtout profité pour dénoncer le traitement médiatique dont lui-même ferait l’objet.

« Le New York Times s’est excusé pour la terrible caricature antisémite, mais il ne m’a jamais présenté des excuses pour toutes les fake news (…) qu’il publie quotidiennement. Ils ont atteint le niveau le plus bas du journalisme et certainement dans l’histoire du @nytimes! », a écrit dans un tweet le président Trump ce lundi 29 avril.

Le 27 avril, le fils du président avait re-tweeté la page du New York Times avec la caricature en question, et ce commentaire : « Répugnant. Je n’ai pas de mots pour un antisémitisme flagrant à l’affiche ici. Imaginez que cela soit dans autre chose qu’un journal de gauche? »

Malgré sa politique très pro-Israël, le président américain est lui-même accusé d’attiser la haine dans son pays. Autre facteur de tensions, plusieurs élus de l’opposition démocrates ont eux aussi tenu récemment des propos ambigus.

À l’ONU, Danny Danon a donc encore ajouté de l’huile sur le feu, tout en détournant, un peu l’attention, alors que le Conseil de sécurité débattait de la politique d’Israël, et que certains membres la critiquaient lourdement.