Trois questions à Tonton Libass vainqueur de « Contecours international 2016: « Je me concentre pour donner plus et mieux à mon cher pays »

Dakarmidi – Il a été sacré ce week-end en Côte d’Ivoire, meilleur jeune conteur d’Afrique à l’occasion du concours international « Contecours » organisé dans le cadre du Biennale des arts et Récit d’Abidjan (BARA 2). Ce prestigieux sacre s’ajoute au riche palmarès de l’artiste comédien qui révèle dans la foulée, au monde, ses talents de conteur attitré. Mohammadou Fall, reçoit sa distinction avec une grande joie et préfère le classer et se remettre au travail pour d’autres exploits internationaux.

Dakarmidi : Comment avez-vous accueilli cette consécration qui vous place au toit de l’art africain désormais ?

Tonton Libass : Avec beaucoup de joie et un grand soulagement. Parce que tout simplement la compétition n’était pas gagnée d’avance. En réalité, c’était trop serré surtout quand on a atteint la phase des demi-finales. Les candidats étaient tous pétris de talents et maitrisaient bien leur art. Mais avec les prières des uns des autres et avec une bonne préparation de mon coach qui m’a beaucoup poussé à y croire et à aller de l’avant, Dieu merci, j’ai remporté la finale devant des pays forts en la matière. Tout compte fait, j’accueille avec énormément de satisfaction ce sacre prestigieux que je reçois aussi avec beaucoup d’humilité car ce n’est que le début d’un long commencement et que le plus difficile reste à venir. Je me concentre dès lors pour donner plus et mieux à mon cher pays car, je demeure convaincu que le meilleur reste à venir…

Ce palier franchi avec brio, C’est quoi désormais votre objectif ?

Mon objectif n’a pas changé…. Ce n’est rien d’autre que de me remettre au travail, d’essayer de me parfaire grâce l’aide de mon coach Matar Diouf qui n’a ménagé aucun effort pour me hisser à ce niveau. Et ainsi arriver à encore et plus représenter le Sénégal dans les plus grandes salles de spectacles du monde. Sincèrement tout l’honneur revient à mon coach, Matar Diouf qui s’est donné corps et âme, du début à la fin, pour mon succès et le succès du Sénégal dont nous avons été les porte-drapeaux. Jour et nuit, il me réveillait à n’importe quelle heure et sans répit, on travaillait pour arriver à remporter la victoire finale. Parfois, je me disais qu’il en faisait trop. Mais c’est à la fin que j’ai compris ce qu’il voulait de moi. Je voudrais ici même et solennellement, du fond du cœur le remercier au même titre que le docteur Massamba Gueye qui, sous la direction de la maison de l’oralité « Keur Leyti » et la direction des arts ont cru en moi et m’ont offert l’occasion de représenter mon pays dans un concours international.

Le théâtre, la publicité, aujourd’hui le conte, c’est quoi finalement votre domaine de prédilection ?

A vrai dire, je n’ai pas de limite dans ce métier, mon domaine de prédilection c’est le travail bien fait et le succès. Je dois demeurer à servir mon peuple et le drapeau du Sénégal dans ce que je sais faire. Et ce que je sais faire c’est monter sur les planches et dérouler mon talent…

Propos recueillis par La Rédaction