Même décédé, Shimon Peres réussit une prouesse diplomatique… la planète entière lui a rendu un vibrant hommage

Dakarmidi -Les dirigeants du monde entier ont rendu un dernier hommage vendredi 30 septembre à Jérusalem à l’ancien président israélien qui est mort deux jours plutôt à l’âge de 93 ans. Une dernière prière pour un hommage planétaire rendu par les dirigeants de plus 70 pays du monde. 

Lorsque le cercueil drapé des couleurs israéliennes de Shimon Peres entre au Mont Herzl, la douleur des proches de l’ancien dirigeant israélien était à son paroxysme.  Barack Obama, François Hollande et Nicolas Sarkozy, le prince Charles, le roi d’Espagne, Benyamin Nétanyahou et Reuven Rivlin …  pour ne citer que ceux-la ont tous tenu à témoigner leur amitié à ce grand dirigeant qui aura marqué son époque.  Il a été inhumé  au terme d’une cérémonie notamment marquée par une poignée de mains entre Benjamin Nétanyahou et Mahmoud Abbas et par un discours de Barack Obama, saluant son « œuvre de paix inachevée »

Le premier ministre Benyamin Nétanyahou et le président Reuven Rivlin, jadis engagés dans une lutte sans merci pour faire échouer le processus qu’il avait engagé à Oslo, lui ont rendu hommage avec des accents personnels et parfois contrits. Barack Obama a pour sa part  salué «son œuvre de paix inachevée», avant d’appeler les Israéliens à l’imiter en «choisissant la vie».  Le président Mahmoud Abbas, qui n’était pas venu à Jérusalem depuis plusieurs années et semble avoir beaucoup hésité avant d’annoncer sa présence, était assis au premier rang.

Mais de tous, son ami le plus proche fut sans doute Bill Clinton « Pour ces 80 ans, une chorale d’enfants juifs et arabes avait chanté une chanson de John Lenon : Imagine » se confie l’ancien président américain à l’assemblée . « Shimon pouvait imaginer que tout le monde pouvait vivre ensemble dans le monde d’aujourd’hui » a ajouté Bill Clinton. Ainsi même décédé, Shimon Peres est capable de prouesse diplomatique. Pour preuve : cette poignée de main entre Mahmoud Abbas et Benjamin Netanyahu.

La Rédaction