Bandjul: 3 tonnes de cocaïne saisie

Une importante découverte de 118 sacs de drogue dure, représentant plus de 2 tonnes de cocaïne et d’une valeur estimée à plus d’un milliard d’euros. La marchandise illicite était dissimulée dans une cargaison de sel et étiqueté « SAL INDUSTRIAL », en provenance de l’Amérique latine. Une prouesse qui suscite stupéfaction et peur de l’opinion, inquiète de voir le petit pays transformer en plaque tournante de drogue. Un suspect de nationalité gambienne a été arrêté tandis que celui qui est présenté comme le propriétaire de la cargaison est en fuite. Une chasse à l’homme a été lancée.

 

Selon le chargé des relations publiques de la Drug Law Enforcement Agency of the Gambia, Ousman Saidybah, les sacs contenant la marchandise illicite ont été trouvés dans un conteneur qui fait partie d’un envoi de quatre autres en provenance d’Équateur. Pour tromper la vigilance de la douane, les expéditeurs prétendaient importer du sel industriel. Tous les quatre conteneurs ont été expédiés par la même compagnie à destination de Banjul. Fouillant les quatre conteneurs, un seul contenait de la drogue dure d’une quantité estimée à 118 sacs, plus de deux tonnes de cocaïne. Une saisie d’une valeur estimée à plus d’un milliard d’euros.

Chasse à l’homme

Un seul suspect, contact des expéditeurs a été arrêté, informe-t-on. Le propriétaire de la cargaison, Banta Keita, de nationalité gambienne et détenteur d’un passeport français est actuellement recherché. Alors qu’une chasse à l’homme a été lancée, l’unité de lutte contre la drogue et l’enrichissement illicite a émis un appel à témoins contre l’individu et rappelle que « toute assistance au sieur Keita, constitue une infraction pénale », met-on en garde dans un communiqué.

Document dans lequel, les autorités retracent aussi le trajet de la cargaison de l’Amérique latine via l’Europe vers la Gambie. De l’Equateur à la Gambie, la cargaison a transité par le port d’Algésiras en Espagne avant de débarquer au port de Banjul, ce 1er janvier. Cette saisie record est une preuve supplémentaire que la Gambie, à l’instar de ses voisins immédiats, est en voie d’être une zone de stockage et de transit de la cocaïne par des groupes criminels internationaux. L’unité qui a réussi la prouesse est formelle : « la marchandise n’était pas destinée à être écoulée en Gambie ».