Anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 :Y a-t-il un complot derrière le 11 septembre ?

Chroniques du MIDI

By Gentle Mara

Dakarmidi-   C’était il y a 17 ans. Les Etats-Unis commémorent ce mardi les attentats du 11 septembre 2001.

La chronique d’aujourd’hui abordera dans un premier temps l’histoire des attentats c’est à dire ce qui s’est réellement passé et ensuite poser le débat sur la théorie du complot une réflexion la question posée par nos confrères de France culture s’il a-t-il un complot derrière le 11 septembre ?

Les attentats du 11 septembre 2001 (communément appelés 11 Septembre, ou 9/11 et Nine eleven en anglais) sont quatre attentats-suicides perpétrés le même jour aux États-Unis, en moins de deux heures, entre 8 h 14 et 10 h 3, par des membres du réseau djihadiste Al-Qaïda, visant des bâtiments symboliques du nord-est du pays (dont le World Trade Center déjà attaqué en 1993) et faisant 2 977 morts. L’opération Bojinka est considérée comme un plan précurseur de ces attentats, commis deux jours après l’attentat-suicide ayant tué le commandant Ahmed Chah Massoud.

Au matin du mardi 11 septembre 2001, dix-neuf terroristes détournent quatre avions de ligne. Deux avions sont projetés sur les tours jumelles du World Trade Center (WTC) à Manhattan (New York) et un troisième sur le Pentagone, siège du département de la Défense, à Washington, tuant toutes les personnes à bord et de nombreuses autres travaillant dans ces immeubles. Les deux tours (dont les sommets culminent à un peu plus de 415 m de hauteur) s’effondrent moins de deux heures plus tard, provoquant l’anéantissement de deux autres immeubles. Le quatrième avion, volant en direction de Washington, s’écrase en rase campagne à Shanksville, en Pennsylvanie, après que des passagers et membres d’équipage, prévenus par téléphone de ce qui se passait ailleurs, ont essayé d’en reprendre le contrôle.

Les attentats du 11 septembre 2001 sont les attentats les plus meurtriers jamais perpétrés depuis le début de l’Histoire. 6 291 personnes sont blessées lors de ces attaques qui causent la mort de 2 973 personnes, appartenant à quatre-vingt-treize pays, dont 343 membres du New York City Fire Department (FDNY), 37 membres du Port Authority Police Department et 23 membres du New York City Police Department (soit 2 992 morts en comptant les dix-neuf terroristes pirates de l’air), selon les chiffres officiels du rapport de la Commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis, remis le 22 juillet 2004

Le site du mémorial du 11 Septembre construit à l’emplacement des tours jumelles du World Trade Center recense finalement 2 977 victimes (dont près de 2 200 employés travaillant dans le World Trade Center).

Le 17 octobre 2001, Mary Robinson, chargée du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, qualifie ces attentats de crimes contre l’humanité, alors qu’ils font par ailleurs l’objet de multiples théories du complot, dénoncées comme des théories « révisionnistes », voire « négationnistes ». La Commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis est créée en 2002 pour expliquer comment ces attentats ont pu se produire et pour éviter que cela ne se reproduise. Dans son rapport1 publié fin août 2004, elle établit la responsabilité du réseau Al-Qaïda, en affirmant que les dix-neuf terroristes auteurs de ces attentats-suicides en étaient membres et que le commanditaire en est Oussama ben Laden, qui les revendique à plusieurs reprises.

KhalidCheikh Mohammed est désigné comme le principal organisateur de ces attaques et reconnaît les faits, sous la torture , lors des interrogatoires préliminaires à son procès. Les événements du 11 Septembre ont été vécus presque en temps réel par des centaines de millions de téléspectateurs à travers le monde et ont provoqué un choc psychologique considérable, les images de l’avion heurtant la deuxième tour du World Trade Center ainsi que celles de l’effondrement complet en quelques secondes des deux tours du World Trade Center ayant été diffusées en direct.

Le gouvernement fédéral des États-Unis et celui de nombreux autres pays ont réagi en renforçant leur législation antiterroriste. L’administration américaine a ensuite lancé une « guerre contre le terrorisme », notamment en Afghanistan dès octobre 2001, dont le régime taliban favorable à Al-Qaïda était soupçonné d’héberger Ben Laden, et en Irak en mars 2003, dont le régime baasiste a été désigné par l’administration américaine comme un soutien du terrorisme international et un détenteur d’armes de destruction massive. Le Pentagone est réparé en un an et six nouvelles tours, dont le One World Trade Center qui est la plus haute des États-Unis, un mémorial installé sur l’emplacement des tours jumelles, un musée consacré aux attentats et une nouvelle gare sont, en 2018, en cours de construction, d’achèvement ou déjà construits et en service sur le site du World Trade Center

Y a-t-il un complot derrière le 11 septembre ?

Les attentats du 11 septembre 2001 ont-ils été orchestrés par les États-Unis ? C’est la question posée par les Idées claires, un programme hebdomadaire produit par France Culture et franceinfo et destiné à lutter contre les désordres de l’information, des fake news aux idées reçues.Aujourd’hui on n’a pas une seule preuve du moindre complot interne américain pour les attentats du 11 septembre. La version communément admise selon laquelle c’est bien Al-Qaïda, comme ils l’ont revendiqué plusieurs fois, qui a commis ces attentats, est très largement corroborée, prouvée par un nombre incroyable d’éléments matériels et de témoignages.Peut-on remettre en cause la version officielle des autorités américaines ?Quand on parle de version officielle, on fait deux choses. On explique que les faits tels qu’ils se sont déroulés ne sont qu’une opinion, on les ramène au rang d’opinion et de chose qui peuvent être débattues. Ensuite, le fait de les qualifier d’officiels, c’est une manière de dire qu’ils sont mensongers. La théorie du complot sur le 11 septembre expliquant que ce sont les Américains qui ont eux-mêmes produit ces attentats a été martelée y compris par des autorités publiques, étatiques.L’ex-président iranien Mahmoud Ahmadinejad expliquait à l’ONU il y a quelques années que tout cela était un complot interne américain, qu’aucun avion ne s’était écrasé sur le Pentagone , que les tours n’avaient pas pu tomber de telle manière. Est-ce qu’on est encore dans une version officielle ou pas ?
Sans doute que c’est une forme de version officielle mais là, des autorités iraniennes.Pourquoi le 11 septembre fascine-t-il autant les complotistes ? C’est un événement traumatique. On se rappelle tous quand on l’a vécu, où on était, ce qu’on faisait. C’est un événement qui est un jalon historique. Le 11 septembre vient inaugurer l’ère du terrorisme mondialisé et poser la première pierre d’un complotisme généralisé sur ces questions d’affaires terroristes . Tous les attentats terroristes islamistes qui vont suivre dans les deux décennies vont être réinterprétés comme des « false flags », des opérations, des attentats sous fausse bannière, sous faux drapeau. On essaierait de faire porter le chapeau à Al-Qaïda des organisations djihadistes alors qu’en réalité ce seraient nos propres services de renseignement qui auraient organisé tout cela.
C’est une lecture des événements très centrée sur l’Occident ?Cette idée que les Américains sont les auteurs des attentats qui les visent eux-mêmes, elle dépossède Al-Qaïda, les organisations djihadistes de leur propre responsabilité et des actes qu’elles revendiquent elles-mêmes. Oui, il y a une forme de complexe de supériorité occidental qui ne dit pas son nom. On retrouve un schéma qui est occidentalo-centré, dans lequel l’Occident continue à faire l’Histoire et les absents de l’Histoire, notamment la civilisation musulmane, seraient complètement à la remorque du monde et ne seraient pas capable d’être acteurs. En installant le doute, les complotistes ont-ils gagné une bataille idéologique ?Il y a un autre événement sur lequel la théorie du complot a largement convaincu des pans entiers de l’opinion, c’est l’assassinat de Kennedy. 50 ans après, bien qu’on n’ait pas la moindre preuve d’un complot interne de la CIA pour faire assassiner Kenn, il y a des millions de gens qui croient à ça. Donc oui les complotistes ont gagné sur Kennedy, sur le 11 septembre également parce qu’ils ont instillé le doute au point qu’il est difficile aujourd’hui de parler du 11 septembre sans évoquer aussi automatiquement la réécriture conspirationniste de ces événements. La théorie du complot fait presque partie aujourd’hui de l’Histoire des attentats du 11 septembre. Avoir des doutes, ça n’a rien de contestable ni de criminel. Lorsqu’on devient un militant, qu’on devient publiquement le porteur de ce type de thèse, c’est autre chose. On s’engage et on engage aussi sa responsabilité de citoyen dans quelque chose dont on est loin d’être sûr.
Lorsqu’on a que des doutes, on n’a pas grand-chose à dire.A qui profite ce doute ?Ces théories du complot, évidemment, ne tombent pas du ciel. Elles sont mises en circulation, produites par des entrepreneurs de politisation conspirationnistes, des théoriciens du complot, comme Thierry Meyssan, dont on sait qu’il a travaillé pour une organisation terroriste comme le Hezbollah dont il connaît la proximité avec le régime iranien, et aujourd’hui du régime de Bachar el-Assad en Syrie.
Donc il se livre à une réécriture de l’Histoire, des événements, qui va dans le sens de ses intérêts et de la vision du monde qu’il défend
Il y a un principe de causalité diabolique, le mal a une adresse, c’est Washington.
Les États-Unis, les Américains ne peuvent pas être victimes.Les archives classées ont-elles encore des secrets à nous apprendre ?Pour toutes les grandes affaires qui ont généré des théories du complot, le naufrage du Titanic, l’assassinat de Kennedy, le premier pas de l’homme sur la Lune, des décennies plus tard, ce qu’on a appris après des déclassifications, l’émergence de nouveaux documents, n’a jamais bouleversé ce qu’on savait de ces événements déjà.
Pour le 11 septembre, il faudrait que George W. Bush nous dise face caméra « j’avoue tout, ce qu’il s’est passé a été orchestré par ma propre administration ». Tant qu’on n’a pas cet élément, qui serait un élément majeur qui nous permettrait de rouvrir le dossier, effectivement il faut raison garder. Jusqu’à preuve du contraire, les choses se sont passées comme on le dit.

Source : Wikipédia -franceculture