Les « bouillons » : des tueurs silencieux

Dakarmidi – Toutes les femmes au foyer vivant en Afrique, connaissent et utilisent les bouillons comme ingrédients dans leurs cuissons. Mais le pire est qu’elles ont une idée des conséquences néfastes que ses bouillons ont sur la santé sans pour autant arrêter son utilisation. Alors pourquoi?

Elles utilisent les bouillons pour rendre leurs plats plus agréables. Mais ces bouillons, contiennent des substances nocives pour la santé et le bien-être de la famille.

Des recherches ont montré que les bouillons représentent une concentration de sel et de saveur dans un cube, appelé communément « Maggi ». Cette appellation provient du nom du suisse Julius Maggi, qui a crée le premier bouillon vers le début du XXème siècle.  Ces bouillons Maggi sont donc devenus par la suite, plus qu’indispensables dans la cuisine africaine.

En plus de ceux qui existent déjà sur le marché notamment « Dolli, nokoss, Jumbo, Maggi, Joker, Adja, Jongué, Tak, Mami, Khadija, Dior, Tem Tem… » d’autres du même genre risque de voir le jour si aucune mesure n’est prise.

Les femmes l’utilisent dans leur cuisine pour améliorer le goût de leurs plats, qui sont parfois pauvres en ingrédients.

Ces bouillons contiennent plus de 50%  de sel, en plus de tourteaux d’arachides ainsi que du glutamate de sodium. Ce dernier composant est un exhausteur de goût, qui procure aux aliments un goût de viande d’où l’intérêt des cuisinières pour cet ingrédient.

Des maladies chroniques jadis inconnus gagnent de plus en plus du terrain. L’espérance de vie au Sénégal devient fragile, le diabète et l’hypertension artérielle se positionnent dans le pays. Une conscientisation est en train de se faire parmi certaines couches de la population mais, il reste encore du chemin à faire.

Des solutions existent, mais il faut d’abord passer par une rééducation alimentaire des sénégalais pour leur apprendre à manger sainement. Même quand le budget fait défaut, il est possible de faire fi de ses bouillons.

La Rédaction